Animation au centre de formation

A l’instar de certains établissements scolaires de la commune, le centre de formation de Raffour a connu une animation culturelle très variée. «C’était l’initiative propre de nos stagiaires, qui ont d’ailleurs puisé de leur poches pour couvrir tous les frais qui en découlent. C’est une région qui est traumatisée, à l’image des autres régions du pays, pendant plus d’une décennie. Donc nos stagiaires ont vraiment besoin de ces moments pour se décompresser. De notre part on a veillé au bon déroulement des festivités et en élaborant un programme plutôt utile», «nous dira le directeur de l’établissement au sujet des objectifs de cette semaine. Au programme, on note d’abord les invitations données aux lycéens et collégiens afin qu’ils viennent visiter le centre. Une façon de les sensibiliser sur les différentes spécialités qui y sont assurées. Il y a aussi une exposition des objets réalisés par les stagiaires, dans différentes spécialités. Une autre exposition culturelle, où la chronologie du mouvement berbère a été relatée. Sans oublier bien sûr la vie et le combat des figures emblématiques qui ont beaucoup donné et qui avaient contribué à la survie de cette culture millénaire, de la «Kahina», jusqu’à «Lwènnas», en passant par «Fellag», «Taos Amrouche», «Kateb Yacine» et les autres. Dans le cadre aussi de la sensibilisation des jeunes, une conférence sur la formation professionnelle et les opportunités offertes par le centre de Raffour a été donnée. Sans oublier les activités sportives : Volley ball, handball et le foot. Le parc national du Djurdjura était présent par une exposition très variée, selon M. M. Melikchi et Bouraï deux inspecteurs des forêts : «cette participation particulière vise essentiellement à sensibiliser le public pour protéger le parc, et surtout les espèces avifaunes et Ploricoles, comme c’est une occasion de faire connaître la richesse du parc aux gens, ses espèces animales et végétales, ses grottes, ses falaises, ses lacs, ses points d’eaux, ses sommets, etc…». Notons que ce parc a été aménagé par les Français en 1854, officialisé en 1983, et reconnu mondialement et classé par l’UNESCO, en 1997. Il compte 1100 plantes et 375 espèces, dont 76 protégées. Parmi les espèces en voie de disparition on trouve «la sittelle kabyle» et l’hyène, aussi le lynx a été signalé, mais reste à confirmer. Cette semaine a été cloturée fin par un gala artistique animé par des chanteurs et troupes folkloriques de la région.

Farid A.