l Inscrite dans le rôle du tribunal de Draâ-El-Mizan pour ce lundi, le jugement de l’affaire de la mort du jeune collégien Hocine Chaibet, survenue au cours du printemps noir à Aït Yahia Moussa, a été encore une fois renvoyée au 25 décembre prochain.
En effet, devant la gravité et l’importance de cette affaire, le président du tribunal a exigé la présence de tous les témoins dont certains étaient absents en demandant de les faire citer en recourant à la force publique.
Présent à cette audience, Belaïd Abrika de la CADC n’a pas manqué après le renvoi de cette affaire de manifester son mécontentement d’autant plus que cela intervient pour une sixième fois alors que les mis en cause sont connus et identifiés.
“C’est injuste car après trois renvois, l’affaire doit être jugée”, déclare-t-il lors d’un point de presse tout en ajoutant que cette affaire entachée déjà d’irrégularités doit passer normalement devant une cour d’assise et non en correctionnelle, car il s’agit d’un homicide volontaire dont la victime n’est autre qu’un adolescent de seize ans. Par ailleurs, Bélaïd Abrika tient à expliquer la défection des témoins par les lourdes pressions exercées sur eux alors que le frère de la victime parle lui de menaces dont il serait victime. “La famille de la victime ainsi que notre mouvement ne demandent que l’application de la loi au lieu d’essayer de nous avoir par cette politique de l’usure en reportant à chaque fois le procès des mis en cause qui sont toujours non seulement en liberté mais encore en exercice alors que le pire a été commis”, déclare encore en substance M. Abrika.
Essaïd N’Aït Kaci
