Face à la menace de cette maudite grippe aviaire qui ne cesse toujours pas de défrayer la chronique sanitaire mondiale de par son apparition dans de nombreux pays, tels que l’Egypte, l’Indonésie et certains états de l’Europe du nord, et face également au retour des oiseaux migrateurs qui commencent à arriver du Nord et afin de prévenir contre cette pathologie mortelle, le président de l’APC de Maâtkas, Slimane Khermouche vient de décréter un arrêté communal portant sur l’obligation du confinement des volailles à travers toute sa circonscription. Pour ce faire, une vaste campagne d’affichage a été effectuée par les services municipaux et ce à travers l’ensemble des villages de la collectivité.
Ainsi, le maire a quasiment exhorté tous les éleveurs de la circonscription, qu’ils soient industriels, traditionnels ou familiaux à isoler leurs volailles (poules, dindes, pintades, canards, oies…) en les enfermant dans des locaux ou enclos pourvus de toitures en dur.
Des centaines d’affiches ont été placardées à travers les villages et hameaux, où il est explicitement recommandé aux citoyens d’éviter tout contact direct avec les oiseaux sauvages, leurs sécrétions ou leurs déjections, de ne pas acheter les volailles et leurs dérivés non contrôlés (exposés à l’air libre), et d’éviter tout contact avec des oiseaux morts. Pour l’alimentation de ces volatiles, celle-ci doit se faire à l’intérieur des lieux de confinement… En somme, un nombre conséquent de recommandations pratiques ont été émises, à même de se prémunir contre les risques de cette épizootie.
Sur ces affiches signées par l’édile de Maâtkas, il est signalé que le confinement de toutes les volailles est une mesure obligatoire et personne ne peut s’y soustraire, dans le cas contraire, des décisions d’abattage seront prises par les pouvoirs publics, par voies d’arrêtés, l’autre mesure dictée par l’APC, est l’interdiction de la vente de volailles à l’air libre, qu’elles soient vivantes ou abattues. Pour l’alternative, le maire a exhorté ses concitoyens à s’approvisionner au niveau des boucheries.
Par ailleurs, les services vétérinaires procéderont à des contrôles (prélèvements) périodiques sur des oiseaux d’élevage domestique aux fins d’analyse. Il va, sans dire, que l’efficacité des actions préventives résultera de la collaboration parfaite des services locaux, concernés avec la population, dont la vigilance doit être des plus accrues.
Idir Lounès
