L’idée du ministère de le Jeunesse et des Sports de lancer, à l’intention des collégiens et des lycées, un concours de dessin à l’occasion de la Journée internationale du Sida est bonne : c’est un moyen de sensibiliser cette frange de la population (les 12-18 ans), particulièrement exposée à la terrible maladie.
Ce sera aussi l’occasion de mesurer le degré de prise de conscience des jeunes sur les causes du fléau et des moyens de l’éviter. En fait, à part cette timide manifestation, rien n’est encore fait pour instruire la jeunesse algérienne sur le mal et surtout les moyens de s’en protéger.
Combien de cours, en effet, sont organisés autour du Sida, combien de brochures sont publiées par le ministère de l’Education à qui incombe en grande partie l’information des jeunes ? combien de documentaires sont diffusés par la télévision, aujourd’hui le plus puissant et le plus efficace des médias ? Même les affiches que l’on trouvait les années précédentes dans les hôpitaux et les centres de santé se font rares : on avertit des risques du diabète ou des méfaits de la cigarette, mais point de Sida.
Une maladie qui se répand pourtant à grande vitesse et qui doit inquiéter sérieusement les autorités. En fait, si on parle peu du sida, c’est parce qu’il aborde de plain pied la sexualité. Or, les tabous entourant ce domaine–notamment quand il s’agit de la sexualité des adolescents- sont encore très forts.
Si on veut vraiment faire de la prévention, il faut prendre le taureau par les cornes et dire aux jeunes tout ce qu’ils doivent savoir pour se prémunir contre ce mal terrible qui ronge notre monde !
S. Aït Larba
