Au moment où nos investisseurs et autres entrepreneurs se plaignent de bureaucratie, de blocages… les dossiers des postulants à un emploi sont traités avec mépris et désintéressement total dans notre pays et cette bureaucratie a apparemment de beaux jours devant elle.
Les faits que M. B. nous a relatés, jeudi dernier et qui a souhaité l’anonymat, méritent d’être signalés car ils sont bien réels. Jugez-en : ingénieur de son état, ce jeune homme de 29 ans de la région de Larbaâ Nath Irathen a envoyé une demande d’emploi le 13 septembre 2002 à une entreprise exerçant dans la wilaya de Tizi Ouzou. Et ce n’est que le onze (11) du mois de novembre en cours que cette dernière a daigné lui répondre en lui signifiant que sa demande n’a pas été acceptée, et ce après quatre (4) longues années d’attente.
Il a fallu tout ce temps au responsable de cette société pour étudier le dossier de ce futur cadre. Quel rigueur dans le travail ! Cette triste situation nous rappelle celle d’un autre jeune « ingénieur agronome » de Tizi Ouzou. La différence est que lui avait attendu six (6) années (1996/2002) pour en fin de compte recevoir une notification de rejet à sa demande de travail. Ce qu’il faut noter dans tout cela, c’est que depuis 1996 à ce jour, la bureaucratie a quand même fait un « pas de géant » dans ce domaine en passant de six à quatre ans. Il serait illusoire aussi de vouloir chercher les poux sur la tête d’un chauve, tout en sachant que nos jeunes, notamment les diplômés, quittent le pays pour d’autres horizons et dont le destin pour la plupart se termine d’une manière tragique. En somme, le ridicule ne tue point, sinon…
S. K. S.
