L’habitat rural sur le bon chemin

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Après de longues péripéties dues essentiellement formalités administratives et techniques exigées des bénéficiaires de l’aide à l’habitat rural dans le cadre du Plan quinquennal 2005/2009, ceux-ci s’attellent, du moins pour une bonne partie d’entre eux, procéder aux demandes de versement des tranches financières auprès de la Caisse nationale du logement (CNL). En effet, des dizaines d’auto-constructeurs se sont déjà vus accorder les premières tranches (20%, 60%) à leur grand bonheur et “s’efforcent” de nouveau à relancer leurs chantiers dont certains sont à l’arrêt depuis des mois.

“C’est un effet boule de neige qui est en train de se produire. Les bénéficiaires en voyant certains de leurs camarades détenir réellement, les chèques remis par la CNL, s’en donnent à cœur joie en relançant leurs petits chantiers pour faire de même”, dira un élu de Maâtkas. Certains cas ont pu même avoir la totalité de l’assistance financière (500 000 DA). En effet, on vient de réaliser, maintenant, qu’effectivement les pouvoirs publics tiennent leur engagement de n’assister les constructeurs qu’après avancement des travaux : “Maintenant, j’y crois !”, dira Amar S. qui revenait tout droit de la CNL avec un chèque de 300 000 DA en attendant la perception incessamment de la troisième tranche de l’aide. Pour mémoire, les élus et les services techniques de la daïra ont eu toutes les peines du monde à faire admettre, à ces centaines de personnes retenues dans le cadre de l’aide à l’habitat rural, que l’Etat n’accorderait d’assistance financière qu’après l’entame et l’avancement dans les travaux à hauteur de 20%, 60% et 100%. Chose ayant soulevé l’ire des bénéficiaires qui exigeaient le versement des tranches à l’avance du fait de leur statut social. Actuellement, tout est rentré dans l’ordre et les auto-constructeurs semblent avoir bien compris la démarche, bien que les matériaux de construction et la main-d’œuvre aient connu une hausse vertigineuse de leurs prix. C’est dire qu’à Maâtkas, l’aide à l’habitat rural est en train d’être consommée doucement mais sûrement.

Idir Lounès

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