La commune de Barbacha ne cesse de sombrer de plus en plus dans l’insécurité et le banditisme et ses habitants, terrorisés, ne savent plus à quel saint se vouer pour demander secours et assistance afin de dissuader des malfrats qui règnent en maîtres dans cette municipalité non sécurisée.
Pour la seule journée de mercredi dernier, pas moins de cinq plaintes ont été déposées contre X auprès de la gendarmerie d’Amizour par les habitants du chef-lieu de Barbacha ayant fait l’objet de vols par effraction perpétrés la veille.
Un gérant de KMS faisant partie des cinq victimes déclare que les voleurs qui se sont introduits dans son local ont dérobé une quantité de matériel dont la valeur est estimée à sept millions de centimes. La razzia de mercredi dernier n’est qu’une escalade parmi d’autres qui font de plus en plus peur, beaucoup plus aux commerçants, d’ailleurs nombreux dans cette région.
Il faut dire que personne n’est épargné par ces voleurs puisque des domiciles, des locaux d’artisans et même des agriculteurs ont été ciblées par ces gangs qui ne sévissent que la nuit pour mieux perpétrer leur sale besogne.
Cette nette recrudescence de vols et l’inquiétante insécurité sont en relation directe avec l’absence de corps de sécurité dans un centre urbain classé chef-lieu de daïra. Depuis le départ de la brigade de gendarmerie de cette localité en 2001, suite aux événements de Kabylie, la région est restée sous la protection du “ciel” puisqu’aucun autre corps n’a été affecté pour prendre la relève.
Pourtant cette daïra fait partir des circonscriptions où il est question d’installer des sûretés de police, mais faute de terrain à bâtir, le projet ne sera pas pour demain. Outre ces actes de vols signalés ça et là à travers les villages de la commune, le chef-lieu est devenu chaque mardi, jour de souk, le théâtre d’embouteillages et de bouchons indescriptibles formés par les véhicules.
Des stationnements anarchiques, les manœuvres dangereuses de certains conducteurs mal intentionnés sont monnaie courante dans une commune laquelle, il faut le dire, ressemble à tout sauf à un chef-lieu.
Nadir Touati
