Apparemment, les cantines scolaires se généralisent dans les établissements, notamment dans les zones rurales. Si cette œuvre complémentaire de l’école a été mise de côté durant des années, aujourd’hui, au niveau des écoles primaires de M’kira, les élèves bénéficient de repas gratuits.
Même au niveau des collèges, il nous a été donné d’apprendre que des projets de ce genre sont soit en cours de réalisation soit opérationnels. La dernière nouvelle nous est parvenue du collège dénommé base 3 ou Akerrouch Oufella. Effectivement, après des démarches effectuées par le directeur, ce service indispensable fonctionne enfin. Et c’est ainsi que la plupart des collégiens prennent désormais des repas chauds contrairement aux années précédentes où ils devaient se contenter d’un quignon de pain sec avec un verre de limonade. Tous les enfants que nous avons rencontrés ont exprimé leur joie à ce sujet. « Depuis l’ouverture de cette cantine, nous sommes très contents. Nous ne sommes plus obligés d’acheter notre repas. En plus des économies, nous préservons notre santé », raisonne ce garçon comme un adulte. En effet, si les enfants sont soulagés, leurs parents le sont encore plus. Car, ils dépensent moins. Et n’oublions pas qu’ils ont aussi des enfants scolarisés dans les lycées de Tizi Ghennif auxquels ils doivent garantir quotidiennement les frais de transport. Dans cette municipalité comptant un troisième collège à Tamdikt, un autre projet de réfectoire est en cours. « Même si ce dernier a été quelque peu retardé par de nombreuses entraves, il sera d’une importance capitale pour ces collégiens qui viennent de familles démunies », nous a déclaré un membre du comité de village.
A. O.
