La déperdition scolaire, une amère réalité

l D’aucuns ne peuvent réfuter aujourd’hui que la déperdition scolaire reste un phénomène qui ne cesse d’aller crescendo, hélas. En effet, ils sont innombrables ces jeunes élèves qui quittent les bancs des classes pour moult considérations. Du social au psychique en passant par diverses autres raisons, les enfants qui quittent précocement l’école se comptent par dizaines au niveau de tous les cycles confondus. Et une bonne partie d’entre eux se trouvent tentés par les multiples fléaux sociaux qui les guettent, telles la délinquance, l’immigration clandestine ou tout simplement l’oisiveté car, faut-il le rappeler, ce n’est pas la totalité de ces adolescents qui sont réinsérés dans le circuit de l’enseignement et de la formation professionnels, d’autant plus que les établissements d’apprentissage n’existent pratiquement pas dans la circonscription, exceptée une annexe située au chef-lieu de daïra. Cette dernière pourtant censée être érigée en un centre comme annoncé par le ministre de tutelle lors d’une visite effectuée dans la région, ne dispose toujours pas d’assez de branches et de filières pour attirer toute cette composante juvénile en quête d’une formation ou d’un apprentissage. C’est dire enfin que pour l’heure, rien n’a été vraiment effectué pour juguler un tant soit peu toute cette déperdition scolaire dans cette contrée où l’analphabétisme demeure également une fatalité. Lutter contre ce fléau ne devrait pas être seulement l’apanage des parents, les pouvoirs publics, les médias et le mouvement associatif doivent tous s’impliquer pour éradiquer ce vilain phénomène de société, qui ne fait qu’alimenter cette délinquance grandissante.

Idir Lounès