Il n’y a pas de doute que l’Internet est un outil de communication et d’instruction formidable, notamment pour la jeunesse, férue de savoir et d’évasion, mais c’est aussi une arme de propagande formidable, voire un instrument de débauche. Fini le temps où pour faire un exposé ou chercher une information, on se rendait dans les bibliothèques, pour chercher, sans être sûr de le trouver, le livre ou le document dont on avait besoin. Aujourd’hui, il suffit de taper sur son clavier le sujet sur lequel on veut s’informer et une liste apparaît : on n’a plus que l’embarras du choix pour s’informer. On peut consulter aussi un grand nombre de journaux et de revues, nationaux ou internationaux. On peut imprimer ou alors, si on est dans un cybercafé télécharger sur une disquette et se constituer ainsi une sorte de ‘’cyberbibliothèque » Tout cela serait bien si les jeunes n’avaient pas accès –notamment dans les cybercafés- à des sites de propagandes, tout le monde ou presque a vu les images d’islamistes égorgeant des otages ou tendant des guet-apens aux forces de sécurité : récupérés sur des sites clandestins, ils circulent sur les portables, faisant l’éloge de la violence. La même violence est prônée par les jeux auxquels on a facilement accès dans les cybercafés. Il y a aussi la pornographie… Il est certain que les parents sont responsables de ce que regardent leurs enfants, mais les autorités publiques doivent intervenir, pour réguler les cybercafés et empêcher ainsi les dérives.
S. Aït Larba
