Edifié à la fin des années quatre-vingt, le CEM d’Oued Lekhmis serait le premier dans la commune d’Ouled Rached, à être baptisé Benakdi-Laid, nom d’un martyr de la région.
Il est ouvert pour recevoir les enfants de toute la région, ces derniers viennent des différents villages de la commune. Se situant à 8 km du chef-lieu, le principe de décentralisation semblait l’emporter à cette époque, puisqu’il n’y avait pas de CEM au chef-lieu.
Toute une génération a étudié dans cet établissement. Bien évidemment, sa conception première était faite en fonction des données de ces années-là qui sont, on ne peut plus, changables. Entendant par là, le facteur démographique variable et le problème du foncier et toute sa complexité, qu’on peut insérer dans cet ordre de données qui ont joué un rôle déterminant dans cette conception.
Ce qui explique le choix de l’assiette foncière très exiguë réservée pour ce projet, déterminant pour sa capacité d’accueil qui ne peut dépasser les 200 élèves avec à l’origine 9 salles et 4 labos comme pavillon pédagogique et une salle pour le pavillon administratif. Ce qui a élimine aussi toute possibilité d’extension, si besoin il y a.
Le nombre des élèves, qui va croissant, commençait à induire une surcharge des plus accrue.
C’est pour parer à ce problème, que l’on a procédé à des extensions et des modifications et surpression parfois même de labos. Une démarche qui avait comme handicap, l’exiguïté et qui s’est faite malheureusement au détriment des espaces verts et autres comme la cour et le petit stade de ce CEM.
L’exemple de la cantine scolaire construite et ouverte, il y a cinq ans, aux dépens d’un espace vert attrayant autrefois par ses roses et sa verdure, est frappant.
L’erreur se refait, elle n’est conçue que pour un nombre bien déterminé, bien inférieur au nombre d’élèves en constante croissance, qui dépasse les cinq cent actuellement. Les élèves scolarisés dans cet établissement, viennent de villages très éloignés de la commune dont le plus proche est distant de 4 km.
De ce fait, la surcharge bat son plein aussi bien à la cantine qu’au pavillon pédagogique. Les extensions faites au bout de toutes ces années passées semblent épuiser les espaces existants, sans que l’on puisse régler le problème de surcharge qui se posera incessamment dans les années qui viendront.
Rahim fariche
