Le calvaire des voyageurs

En dépit de sa situation géographique en étant traversé par l’axe de la RN 5, connu pour sa densité en trafic routier, Bechloul, chef-lieu de daïra de surcroît, n’arrive malheureusement pas à assumer ce statut en matière de transport. Ainsi, chaque jour que Dieu fait, et particulièrement aux premières heures de la matinée, les arrêts réservés aux bus et autres fourgons de transport, qui desservent le chef-lieu de wilaya, semblent incapables de contenir le grand nombre de voyageurs. Des hommes et des femmes, s’entassent dans ces lieux, qui ne répondent à aucune norme technique digne d’une station. Ils se serrent les coudes pour se faire une place dans l’espoir d’éviter les retards dans leurs lieux de travail respectifs. Pour s’assurer une place et échapper à toute cette gymnastique, certains voyageurs détalent à toute vitesse et préfèrent en créer d’autres dans différents endroits de la ville. Ce phénomène, auquel se sont habitués les habitants de cette localité, semble ne pas inquiéter les responsables concernés.

Il ne cesse de susciter moult interrogations auprès de la base citoyenne qui s’interroge sur cet état de fait incompréhensible, car, au niveau de cette commune, il existe un nombre relativement suffisant de fourgons capables de répondre aux besoins des voyageurs et qui desservent cette destination, à savoir, la ville de Bouira. Néanmoins, le calvaire est devenu habituel faute d’une meilleure organisation portant sur les horaires des allers et retours non fixés par ces transporteurs qui agissent à leur guise.

Enfin, à défaut d’une intervention impérative des parties concernées par ce créneau, les citoyens de Bechloul exerçant au niveau du chef-lieu de wilaya, auront d’énormes difficultés à rejoindre leurs postes aux heures précises, ce qui ne leur éviterait pas des désagréments.

M. Smaïl