Du lait, de la confiture et du pain pour les écoliers

Les cantines scolaires, du moins celles des écoles primaires, ont repris leur rôle ces derniers temps. En effet, on apprend de jour en jour l’ouverture d’une telle œuvre périscolaire dans tel ou tel établissement.

A ce propos, nous avons appris que dans plusieurs communes de la wilaya tous les élèves prennent leurs repas sans prendre en considération les paramètres d’éloignement ou de situation sociale.

Ainsi, à titre d’exemple, dans la région d’Aït Yahia Moussa-ô combien déshéritée, – il nous a été donné d’apprendre que c’est du cent pour cent dans toutes les cantines. En plus des repas équilibrés, une autre initiative vient d’être prise par les services des cantines. Ces petits mômes, qui font parfois deux, voire trois kilomètres pour rejoindre leurs établissements, ont droit au petit-déjeuner composé essentiellement de lait, de confiture, de beurre et, bien sûr, de l’élément de base, à savoir le pain.

Dans certains établissements, cette prestation a déjà commencé, alors que dans d’autres les directeurs n’attendent que le petit matériel de cuisine adéquat à cet effet. En tout cas, au niveau de cette commune et celle de M’kira, nous avons eu la confirmation. Interrogé, un directeur d’école primaire nous a fait savoir que depuis 2000 le repas servi est devenu plus consistant.

« Le plat de résistance est varié, accompagné souvent d’un morceau de viande et d’un dessert de saison ou encore d’un produit laitier, yaourt ou fromage », a ajouté notre interlocuteur. Pour le petit déjeuner, les enseignants trouvent que c’est une bonne chose. « Combien de fois ai-je entendu mes élèves de première année affirmer qu’il n’ont rien pris pour petit-déjeuner, surtout quand on leur parle de confiture ou de beurre. Dans cette région, la plupart des enfants se contentent d’un morceau de pain sec et d’un peu de lait en raison de la situation sociale de leurs familles. C’est vraiment très important de revenir à l’ancien programme, quand le lait était servi aux gosses », tel est l’avis d’une enseignante à ce sujet.

En tout cas, cette instruction est à mettre à l’actif du Ministères de l’Education nationale et de la Solidarité qui font tout pour redynamiser ces cantines qui ont tant manqué aux enfants, notamment en ces périodes de vaches maigres.

Amar Ouramdane