L’inflation des fruits et légumes qui perdure a fini par atteindre même les petits détaillants qui interviennent au marché hebdomadaire de Saharidj dont le nombre a sensiblement diminué en raison de la pérénité de l’inflation.
La pomme de terre à 60 DA, la carotte 40 DA, le piment vert 70 DA et la courgette 50 DA.
Le capital insignifiant de ces petits détaillants ne leur permet plus de se réapprovisionner au marché de gros, là où jadis ils faisaient le plein à cinq millions de centimes, il leur faut désormais débourser pas moins de 20 millions, selon les déclarations de quelques-uns d’entre eux, une somme que ne pourront réunir que les spéculateurs ayant, soit un capital, soit associés à 3 ou 4 pour pouvoir se payer quelques cageots de fruits et légumes, de plus, la cherté a fait fuir la clientèle, les petites bourses n’osent plus s’aventurer au marché, ceux qui s’y rendent se contentent du strict minimum, ne pouvant dépasser le montant réservé au marché.
La répercution de cette inflation risque de durer un temps plus au moins long sachant que c’est la période où les petits fellahs s’approvisionnent en semences de légumes tels que la pomme de terre, l’oignon qui composent l’aliment de base et à large consommation, ces fellahs plantent à chaque saison des lopins de terre, mais cette année les prix des semences sont hors de portée de leurs bourses.
Ainsi l’habituelle production locale de légumes risque de chuter au plus bas, la demande sera plus forte que l’offre, ce qui est loin de contribuer à faire chuter les prix, bien au contraire, la majorité des petits détaillants s’approvisionnent la plupart du temps chez ces fellahs qui leur cèdent à des prix raisonnables l’excèdent de leur production.
Omar Soualah
