Toujours en quête de vérité

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La série de mutineries enclenchée dans plusieurs prisons du pays durant l’année 2002 n’a pas encore livré tous les éléments de vérité.Les familles des victimes de ces soulèvements demandent toujours des pouvoirs publics de faire la lumière sur ce qui s’est passé à l’intérieur des institutions pénitentiaires prises d’assaut par les détenus qui se sont révoltés contre les conditions très précaires de détention. La réforme de la justice qui prévoit des mesures à même d’humaniser les prisons dont la majorité date du siècle dernier, contribuera à coups sûr de garantir la sécurité dans le monde carcéral à travers l’amélioration des conditions d’emprisonnement et de traitement des détenus. Trois années après la mutinerie de Serkadji survenue le 30 avril 2002, et qui a coûté la vie à 23 prisonniers, dont la plupart était des jeunes, le collectif des familles de ces victimes décide cette année de faire une commémoration officielle.A cette occasion, un programme varié comprenant des conférences sera présenté en présence des familles des victimes au sein même de la maison de la presse pour réitérer leur demande de réparation et de considération.Pour le représentant dudit collectif, cette commémoration « apportera du baume au cœur des 23 familles et sensibilisera les parents sur la nécessité d’accompagner leurs enfants, notamment pendant l’âge critique de l’adolescence durant lequel le plus grand nombre de délits est enregistré ».L’engagement pris dernièrement par Farouk Ksentini, président de la Commission nationale pour la protection et la promotion des droits de l’homme (CNPPDH) qui a déclaré lors de son passage au forum d’El Youm qu’il va se charger personnellement de ce dossier est très bien accueilli par le collectif des familles de victimes qui verront enfin leur affaire entre les main de la justice restée muette depuis trois années.

H. Hayet

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