Un groupe d’étudiants touaregs d’origine malienne au nombre de 18, poursuivant leurs études en Algérie, notamment dans la capitale ont tenu à travers leur porte parole, M Alansari Boubacar, étudiant en management, à rappeler « l’injustice » qu’ils subissent de la part des autorités maliennes en matière de prise en charge pédagogique. « Il est clair qu’aucun de nous n’a bénéficié de bourse d’études ou d’une aide quelconque de la part du gouvernement malien. », peut-on lire dans une déclaration accompagnée d’une liste où figurent les noms de 18 étudiants concernés, remise, hier, à notre rédaction. Ballottés indéfiniment entre le ministre de l’Enseignement supérieur algérien et l’ambassade de leur pays d’origine, le Mali, ces étudiants expliquent que le premier les invitent à voir du côté de leur ambassade qui est chargée de l’inscription des étudiants alors que le second leur fait savoir qu’ils ne sont pas détenteurs d’un BAC malien pour pouvoir prétendre bénéficier à une bourse d’étude à l’étranger » Nous ne savons pas à quel saint nous vouer. Il est évident que si le Mali ne s’occupe pas de ses citoyens, ce n’est pas un pays tiers qui va s’en occuper », est-il écrit dans la même déclaration et d’ajouter « Si jusqu’a présent, nous avons pu terminer ou suivre nos études, c’est grâce à notre propre démarche et selon nos moyens de bords. » Regroupé au sein d’un comité pour défendre leurs droits, Ces étudiants dont la plupart sont nés en Algérie, s’interrogent s’ils sont « des maliens au même pied d’égalité avec les autres ou le sont- ils uniquement sur les papiers mais pas en droits. « Toutes les demandes entreprises auprès du ministre de l’Education malien pour bénéficier d’une bourse d’études se sont avérées, selon les rédacteurs de la déclaration, infructueuses. « Il faut noter que nous remplissons les conditions pour l’obtention de la bourse d’études « ,est-il souligné dans le ledit document. Outre la prise en charge de l’inscription des bacheliers, ils réclament particulièrement des autorités du Mali la solution du problème liée aux bourses des étudiants issus du Nord du Mali et l’obtention d’inscription au Magister sans passer par le concours. Au niveau de l’ambassade du Mali en Algérie, une source nous a confirmé que c’est le ministre de l’Education malien qui gèrent le dossier des bourses et ne relèvent pas des prérogatives de l’ambassade. L’obtention d’une bourse à l’étranger obéit à des critères objectifs, à savoir l’age, le cursus scolaire et la moyenne obtenue lors du baccalauréat, selon la même source. « Il n y a pas de sélection racial ou ethnique « lors de la répartition des bourses d’études, ajoute-t-elle, en estimant que « les étudiants protestataires en question ont” reçu un avis défavorable de la part du ministre de l’Education malien. »
Hocine Lamriben
