Tizi-Ouzou testée sur la gouvernance locale par le MAEP

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« La gouvernance dans ses différents aspects, la croissance économique, la transparence, le dialogue et la persuasion, qui sont autant de principes qui inspirent la démarche du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, guident les actions et les comportements de notre administration locale », a souligné le wali El-Hocine Mazouz, dans son allocution d’ouverture du séminaire sur la bonne gouvernance qui s’est tenu, ce jeudi, au siège de la wilaya de Tizi-Ouzou. La délégation de la mission du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), qui séjourne en Algérie depuis le 26 novembre dernier, a tenu à visiter la wilaya de Tizi-Ouzou dans le cadre de son périple d’évaluation sur les mécanismes et les avancées de l’application du principe de la bonne gouvernance dans le pays. Et c’est ainsi que le panel composé d’experts et d’anciens ministres et Premiers ministres africains, conduit par Mme Marie-Angélique Savané pour le MAEP et Mme Fatma-Zohra Karadja, présidente de la Commission nationale sur la gouvernance, a présenté devant une plénière composée de fonctionnaires et commis de l’administration de la wilaya ainsi que des opérateurs économiques et représentants de la société civile, les grands axes régissant le dispositif de la bonne gouvernance. Un dispositif axé sur quatre thèmes essentiels par lesquels les 25 pays africains membres du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) s’appuient pour évaluer le degré de participation de la société civile dans la gouvernance de ces pays. Ainsi, quatre ateliers furent installés durant la même journée pour se pencher sur les avancées et établir une synthèse des propositions en fonction des quatre thèmes relatifs à la démocratie et la gouvernance politique, la gouvernance économique, le développement socioéconomique et enfin la gouvernance des entreprises. Des résolutions qui seront ainsi synthétisées avec celles établies dans les autres régions du pays qu’a eu à évaluer le MAEP, en vue de les présenter lors du prochain sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) qui sera tenu en juin 2007. Le MAEP s’appuie sur des critères universellement définis pour amorcer d’une manière efficace le passage du système assisté à l’indépendance effective dans la prise de décision avec la participation concrète de la société civile dans la gouvernance. Il s’agit du degré d’autonomie du pays dans le pilotage de la politique du développement socioéconomique et de son financement mais aussi de son accélération à partir d’un processus de croissance soutenue. L’autre critère sur lequel s’appuie le MAEP est le système de formation des ressources humaines et son degré de mise en œuvre par les pays membres du NEPAD ainsi que l’accès le plus large possible des populations aux commodités de base : microfinancement, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), la santé, le logement… Comme il s’intéresse à l’égalité des chances, principalement la place réservée aux femmes dans le processus de développement socioéconomique, les droits de l’Homme et la protection de l’enfant.

En somme, ce sont là des approches que le panel est venu en vérifier le degré d’application par les institutions publiques de la wilaya de Tizi-Ouzou. La gouvernance telle que définie par la Banque mondiale, traduit principalement une évolution des idées sur le rôle de l’Etat dans l’économie. Il met l’accent sur le partage des responsabilités entre l’Etat et la société civile dans la gestion des ressources disponibles pour le développement socioéconomique. L’idée de sa mise en œuvre au sein des pays africains a présidé au lancement du MAP (Millenium africain plan) en 2001, devenu en octobre de la même année NEPAD qui sera rejoint par le président sénégalais Abdoulaye Wade qui avait proposé auparavant le plan Omaga pour le développement du continent, sur l’initiative des Présidents Bouteflika (Algérie), Olusegun Obasanjo (Nigeria), Thabo Mbiki (Afrique du sud).

Les quatre chefs d’Etat pilotent le comité de mise en œuvre qui regroupe des experts des pays initiateurs et ceux de l’Union africaine ainsi de la CEA (commission économique des Nations unies pour l’Afrique) et de la BAD (Banque africaine de développement).

M.A.T.

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