La Dépêche de Kabylie : Docteur, vous avez opéré le jeune Brahmi Amar, le 21 mars 2005. L’opération a tourné mal, c’est le moins que l’on puisse dire. Que s’est-il exactement passé ce jour-là ?Dr Semmar Kamal : Brahmi Amar a été hospitalisé pour une luxation récidivante de l’épaule droite. Le 21 mars, au cours de l’opération, un incident s’est produit. L’artère axillaire a été touchée. Il fallait dans l’urgence arrêter provisoirement l’hémorragie et adresser le malade à un service spécialisé à Alger.
Avez-vous une explication à l’accident ?La pathologie pour laquelle le malade a été hospitalisé est assez courante. Je l’ai traitée à maintes reprises et je n’ai jamais rencontré le moindre problème. La seule explication est qu’il est probable que le patient présente une anomalie, une modification anatomique qui fait que l’artère touchée passe en plein trajet vers la partie visée. Ce qui fait qu’on n’a pas prêté attention parce que dans la majorité des cas, cette artère est loin du trajet opératoire. La suite, vous la connaissez : le malade a été adressé dans les temps vers une structure spécialisée. Le malade a été bien pris en charge et actuellement son état évolue favorablement.
Et pour la perte de substance, 10 cm, au niveau de l’artère ?Honnêtement, je dirais qu’il faudrait concevoir cette perte de substance dans le cadre de l’anomalie anatomique ci-haut citée. Les 10 cm perdus ne constituent nullement un problème, l’urgence étant plutôt l’existence d’une lésion vasculaire qu’il fallait réparer.
Vous maintenez la thèse de l’accident ?En mon âme et conscience, il y a eu un incident, comme il en arrive dans les blocs opératoires de tous les pays du monde. Pas plus.
Entretien réalisé par M. R.
