Le 3 décembre leur suffit-il ?

De façon globale, deux handicapés sur trois émettent un jugement favorable à ce type d’événement symbolique : Journée internationale des handicapés. Seule une petite minorité se déclare défavorable « n’ayant pas constaté de résultats convaincants ».

La journée consacrée aux défavorisés de la nature, a commencé, à Larbaâ Nath Irathen, par l’ouverture d’une exposition et la visite des stands, à savoir le travail réalisé par les handicapés, tableaux, porte-point, caricatures et photos sur le quotidien des handicapés, broderie, etc.

S’ensuit l’inauguration de l’école d’informatique au profit de l’association des handicapés, par le maire de Larbaâ accompagné du secrétaire général de la daïra. Vers midi, la présidente de l’association ainsi que le vice-président, ont animé un point de presse, où ils ont relaté les difficultés que rencontre cette frange de la société. En dépit d’un accroissement notable des activités destinées à sensibiliser davantage le public aux besoins et conditions de vie des handicapés et aux questions qui les concernent, des efforts soutenus demeurent indispensables pour éliminer les obstacles matériels et sociaux afin d’atteindre une égalité véritable et une pleine participation.

Le programme d’action mondial a pour but de promouvoir des mesures propres à assurer la prévention de l’incapacité, la réadaptation et la poursuite des objectifs que sont la participation pleine et entière des handicapés à la vie sociale et professionnelle et au développement et l’égalité, c’est-à-dire des chances égales à celles de l’ensemble de la population et la faculté de bénéficier dans l’égalité de l’améliorations des conditions de vie découlant du développement social et économique, tel était la principale préoccupation des deux animateurs.

La journée a été clôturée par un gala artistique, bien que timide, mais qui a démontré la volonté des handicapés à marquer cette journée. La région de l’ex-Fort National compte plus de 1200 handicapés, beaucoup d’entre eux sont victimes du mépris de leurs propres parents, ce qui constitue un handicap de plus, car bon nombre d’entre eux n’entament jamais d’études, et restent dans un illettrisme qui complique davantage leur situation. Dans ces conditions, tous les jours de l’année doivent être des « 3 décembre.

K. Fridi