Souk El Had ignoré !

Si pour les villages Ait Saâda et Ait Daoud, les contestataires par rapport à la liste d’attribution des 20 logements sociaux sont les demandeurs, au niveau du troisième village de la commune et non moins chef-lieu, les citoyens parlent de  » préméditation  » du fait que le village Souk El Had n’en sera pas bénéficiaire, à l’instar les deux autres villages de la commune.

En effet, si les 20 logements situés à Souk El Had, chef-lieu de la commune ont été érigés au bénéfice de tous les citoyens résidants et demandeurs de la commune, aucun habitant de Souk El Had pourtant n’en a bénéficié. « Certes, tous les résidants occupent des appartements attribués en 1974 et 1999, mais certains occupent depuis très longtemps des logements de fonction. Ces citoyens de la commune, même s’ils ne sont pas natifs de la commune, y résident depuis plus de 20 ans et sont considérés comme citoyens à part entière, puisqu’ils font leurs devoirs de citoyens dans cette commune », dira F. Un autre citoyen ajoutera : « Il y a cet enseignant qui n’est pas natif de la commune certes, mais qui est à Yattafen depuis maintenant 32 ans, cette année il part à la retraite, où ira-t-il ? n’a-t-il pas rendu énormément de service aux citoyens bien plus même que certains natifs qui n’ont pas vécu dans leur commune la moitié du que cet enseignant y a vécu mais qui ont bénéficié ainsi bien en 1999 que ces jours-ci. Ceci est une l’injustice ».

Ainsi, selon des citoyens de Souk El Had, lorsque l’APC a commencé à constituer les comités de villages, même Souk El Had a été mis sur le même pied d’égalité, lorsque la liste des demandeurs a été établie et envoyée à la daïra. Mais lorsqu’il y a eu choix et attribution, aucun des 13 demandeurs de Souk El Had n’a été pris en compte par la daïra. « D’ailleurs, dès le début, la daïra a décidé d’octroyer 10 logements à Ait Saâda et 10 à Ait Daoud, nous avons été complètement ignorés et rejetés comme si nous ne faisions pas partie de cette commune. Ceci est une injustice préméditée et calculée par les autorités. Mais lorsqu’il s’agit de vote, ils viennent tous récolter des voix et des noms, ici aussi il y a un bureau de vote comme dans les deux autres villages, enfin là, l’injustice est flagrante ainsi que le parti pris des autorités communales et de daïra », dira donc un citoyen de Souk El Had.

Il est à signaler que les demandeurs de Souk El Had auraient formulé aussi un recours collectif.

B. M.