La daïra de Draâ Ben Khedda est scindée en deux circonscriptions primaires. Chacune comprend deux communes : Draâ Ben Khedda et Sidi Namane pour la première, Tadmaït et Tirmitine pour la seconde. Elles sont gérées par deux inspecteurs primaires.
Dix-sept écoles constituent la 1ère CP dont deux sont fermées (Boumhala et Thala Mokar) à Sidi Namane depuis 1995, suite à la situation non reluisante vécue par la région depuis 1991. Elles ne sont pas prêtes d’être rouvertes étant donné qu’elles nécessitent de grand aménagements. 3 759 élèves (2 826 pour DBK et 933 pour SN) y sont scolarisés, dont 1 805 filles (1 379 et 426).
Le préscolaire, à lui seul, comptabilise 280 bambins dont 131 fillettes, environ la moitié de l’effectif total. Les élèves concernés par l’examen d’entrée en première année moyenne sont au nombre de 671, dont 333 filles. Le personnel pédagogique est de 199 (142+57) enseignants dont 28 francisantes seulement (20-8). Il est à noter la forte présence de la femme dans les deux communes : 128 sur les 142 à DBK et 39 sur 57 à SN). La présence de l’homme est très réduite, soit 14 à DBK et 18 à SN.
Pour la 2e CP (Tadmaït et Tirmitine), on relève 26 écoles primaires (11+3) pour un effectif total de 3 839 élèves, soit 80 de plus que la 1ère CP : 2 044 et 1 795. Le nombre de filles est comme par hasard égal à celui de la 1ère CP, plus une fille 1806 (976 + 830). Le préscolaire est ouvert à 296 potaches dont 138 fillettes. En revanche, le nombre d’élèves en 6e année est plus élevé ici. Il atteint les 809 (445 + 364). Dans cette zone Sud-Ouest, le nombre des enseignants est plus important : 251 (121 + 130) avec une assez forte présence féminine 156 (77 à Tadmaït et 79 à Tirmitine). Pour les deux circonscriptions, 323 femmes sur un total de 450 enseignants y travaillent, soit un taux de 71,78% contre 28,22% pour les hommes.
Une présence assez forte. Elle le sera davantage dans les années à venir car les filles seraient plus studieuses que les garçons. Les différents taux de réussite aux trois séances l’ont démontré, excepté le technique.
C’est tout à fait naturel. Les raisons de cet état de fait sont à rechercher dans les maisons chez les filles et dans la rue chez les garçons.
Mohand N’Tighilt
