La pénurie d’eau potable dans les villages de la commune d’Ath Laâziz persiste depuis des années. En effet, plusieurs localités souffrent du manque de ce liquide vital, on cite l’exemple de la bourgade d’Ighil Bdoumouren, une localité située au sud du chef-lieu communal qui regroupe les villages : Idjamâthen, Ath Khelouf, Ighechamen et Ibousatathen, avec un nombre d’habitants avoisinant les 7000 âmes. La population s’interroge sur le fait que l’eau ne coule jamais dans les robinets. Un citoyen du village Ighachamen nous a déclaré que l’eau n’arrive qu’une fois tous les 15 jours, voire plus. Il est utile de souligner que l’ex-exécutif communal a réalisé deux réservoirs afin d’alimenter les foyers d’Ighil Bdoumouren mais le constat établi par les habitants est tout autre. “Ulac aman, sic ulac aman, il y a pas d’eau veut dire pas d’eau”, nous répondra un jeune. Et pour atténuer ce manque, les autorités locales de la commune d’Ath Laâziz viennent de bénéficier d’un projet dans le cadre du budget complémentaire pour la réalisation d’un autre réservoir d’eau. Si les châteaux réalisés sont vides comment procéder alors à l’exécution d’un troisième ? Pour rappel, de nombreux habitants s’approvisionnent en eau à partir de quelques puits qu’ils ont réalisé eux-mêmes et à partir de quelques fontaines qui datent de plusieurs années.
C’est le cas de la source implantée au village Idjamthen “Tala boumrig”. Avec ce projet, la population d’Ighil Bdoumouren sera-t-elle alimentée en eau potable? Seul l’avenir nous le dira.
Amar Fedjkhi
