Il envahit les principales artères de la commune – Le commerce informel pullule

La rue colonel Amirouche de la ville d’Aïn El Hammam, à cinquante kilomètres au Sud-est de Tizi-Ouzou, commence à étouffer, sous le nombre sans cesse grandissant des commerçants informels qui squattent les moindres recoins. Toute sorte de marchandise y est exposée à longueur de journée, par les marchands qui font des lieux, un marché à ciel ouvert. Cette voie, appelée communément «la grande rue» et qui longe la ville, de Tiqerravine à l’entrée Ouest, au quartier Sidi Ali Ouyahia à la limite de la commune d’Ath Bouyoucef, sur plus d’un kilomètre, est la plus fréquentée des automobilistes contraints de rouler au ralenti de peur d’emboutir ces étals de fortunes qui empiètent sur la moitié de l’asphalte. Mais c’est surtout sur son tronçon allant de l’agence de la caisse des retraites à la place du centre, que ce problème, difficile à résoudre, se pose avec acuité. Des étals interdisent tout stationnement de par et d’autre de la chaussée. Le trottoir ne suffisant pas, les marchands en descendent pour réduire la rue au strict passage d’un seul véhicule. Parfois, des camions de passage ne se fraient un chemin qu’après plusieurs manœuvres et d’interminables attentes. Les tables d’exposition des marchandises et les ossatures des baraques semblent installées durablement. Leurs propriétaires ne les démantèlent plus en fin de journée, comme ils le faisaient auparavant. Elles restent là implantées sur le domaine public, jour et nuit, empêchant tout stationnement des riverains qui rentrent le soir chez eux. Délocalisés à une époque vers l’aire du marché hebdomadaire, les étals sont, peu à peu, revenus pour s’installer plus nombreux que jamais, occupant, sans parcimonie, l’espace dédié aux piétons et aux automobiles. Si le marché officiel de la commune, situé en contrebas, se tient deux fois par semaine seulement, celui du grand boulevard est «ouvert» à longueur de journée, durant toute la semaine.

A. O. T.