La troisième édition du festival des cultures et civilisations des peuples des Déserts du monde se tiendra en Algérie entre le 13 et 20 du mois en cours à la SAFEX, Pins Maritimes, à Alger avec le concours du ministre de l’Environnement et de la tutelle du territoire de l’Italie en présence d’environ 30 pays représentants l’Afrique, l’Asie, l’Amérique et l’Australie. C’est ce qu’a annoncé, M. Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et également président de la fondation Déserts du monde, hier, lors d’une conférence de presse tenue au siège de son ministère, et ce, en présence de, M.Giovanni Batista, ambassadeur de l’Italie en Algérie. De hauts responsables d’ONG internationales militant pour la protection de l’environnement, des personnalités de haut rang, des diplomates, des ambassadeurs et de nombreux ministres arabes de l’Environnement seront conviés à cet important rendez-vous biennal de la nature. M.Rahmani a tenu, de prime abord, à rappeler les objectifs de la fondation qu’il préside, à savoir la lutte contre la désertification à l’échelle mondiale et la recherche de mécanismes et de politiques efficaces capables de mettre un terme au phénomène de la désertification. Le ministre a mis également l’accent sur la dimension culturelle des déserts du monde. L’Italie a participé financièrement dans l’organisation de ce festival avec un montant de l’ordre de 450 000 euros. Selon le ministre, 25 pays à l’instar de l’Argentine, Canada, USA et l’Inde, et d’autres encore, ont déjà confirmé leur participation, ce qui est, d’après lui, un record important. « Une pléiade de peuples jamais réunis dans le monde seront présents en Algérie » dira-t-il et d’ajouter que « des expositions de cultures, des spectacles et des séminaires seront organisés ». L’Algérie aura l’occasion de présenter aux visiteurs, notamment étrangers la richesse et la diversité du patrimoine ancestral à l’image des costumes traditionnels, la vannerie, le tissage, les bijoux, et l’art culinaire. Une conférence qui regroupera une soixantaine d’experts dans le monde sera tenue, selon le conférencier, dans le but de fixer les grandes lignes de la lutte contre la désertification. Prenant la parole, l’ambassadeur de l’Italie a réitéré l’engagement de son pays envers l’Algérie en matière de coopération. « L’Italie n’a pas de désert, néanmoins notre participation signifie que nous comprenons la menace de la désertification » a-t-il indiqué. A la question de savoir pourquoi le choix est porté sur la capitale pour abriter cette manifestation et non pas sur une autre ville, M.Rahmani a justifié ce choix par la disponibilité de capacités d’accueil au niveau d’Alger mieux que toutes autres régions du pays, en déplorant, toutefois, l’absence de ces même commodités dans certaines régions de l’Algérie. « Nous attendons environ 2000 personnes étrangères », a-t-il soutenu. Le représentant du gouvernement de Belkhadem a souligné qu’il n’était pas facile de contacter, regrouper et assurer des circuits pour ces peuples. « Ce ne sont pas une délégation de ministres mais des personnes qui n’ont pas quitté leur pays, encore moins leur continent. C’est dire toute la complexité de l’opération » a-t-il conclu. Il est à rappeler que la première et seconde édition de ce festival ont été organisées respectivement à Timimoun (Algérie) en 2003 et à Dubaï (Emirats Arabes Unis) en 2005.
Hocine Lamriben
