l En plus de l’isolement qui frappe continuellement leur commune laissée pour compte par les pouvoirs publics, les collégiens de la division territoriale d’Afir, sur la limite entre la wilaya de Tizi Ouzou et celle de Boumerdès, vivent un véritable calvaire. Ils sont ainsi 789 élèves livrés, hélas, à leur propre sort en raison bien évidemment de l’absence d’une cantine scolaire au sein de leur collège qui regroupe, faut-il le noter, des enfants issus des 25 villages de la municipalité. Autrement dit, la distance moyenne des bourgades vers le CEM en question s’élève à 7 kilomètres. Cela sans parler bien sûr des problèmes de déplacement qui semblent heureusement être résolus ces derniers temps. Il est utile de souligner que l’établissement précité ne répond aucunement aux normes requises pour un CEM digne de ce nom. ll s’agit en fait, d’une ancienne école primaire qui a été érigée en CEM mais, qui reste, toutefois, dépourvue d’infrastructures d’accompagnement comme des terrains de sport et autres installations, la bibliothèque elle aussi, ne répond aucunement aux normes. C’est, en somme, le calvaire des potaches de la commune d’Afir qui ne savent plus à quel saint se vouer et qui continuent, hélas, de vivre une galère indescriptible dans la mesure où leur localité demeure toujours déshéritée même à l’ère du nouveau millénaire.
A. H.
