Cité dans le Coran, l’olivier a traversé des temps immémoriaux. Béni par Dieu, il a toujours accompagné l’humanité depuis ses origines.
Actuellement, cet arbre est abandonné, pour ne pas dire ignoré, dans nos contrées où, pourtant, il pousse à profusion en apportant d’immenses bienfaits économiques.
Dans la localité d’El Kitone située sur les hauteurs de Ziama Mansouriah, sur des terres desséchées se dressent des oliviers centenaires sans aucun entretien.
Telle est l’image désolante qui s’offre aux regards, aux antipodes de ces oliveraies verdoyantes et généreuses que nous avions connues jadis. Pourtant, l’entretien de l’olivier n’est pas difficile et n’exige aucunement de gros moyens, contrairement aux autres arbres fruitiers.
Il suffit d’une taille (essartement) annuelle ainsi qu’un contrôle régulier pour que cet arbre rustique continue d’ombrager nos champs et de nous fournir l’huile qui porte bien son nom. Dans les régions Est de Béjaïa jusqu’à Jijel, plusieurs milliers d’oliviers sont abandonnés depuis des années.
Cet état de fait aura généré un déficit hallucinant en matière de production d’huile d’olive, d’où une spéculation effrénée sur le marché de ce liquide divin, qui a connu des prix dépassant tout entendement. Symbole de paix et de longévité, l’olivier restera toujours l’arbre caractérisant l’agriculture des régions kabyles, en particulier, et de la Méditerranée, en général. Oléanineux aux qualités diététiques reconnues, l’olivier est par excellence le remède miracle pour bon nombre de maladies. Malgré cette implacable vérité, nos jeunes agriculteurs se désintéressent royalement de l’oléiculture et des vertus de ce fruit qui, sous d’autres cieux, est recherché pour ne pas dire vénéré. Même les pouvoirs publics et les services concernés n’ont pas jugé utile de promouvoir et d’encourager cette culture, qui a été pendant très longtemps, l’unique ressource de nos aïeux et grâce à laquelle ils ont vécu à l’abri du besoin.
Sidi Ali Djenane
