En effet, une enveloppe de 6,4 milliards de centimes a été allouée au village qui présente en ce moment un visage laid et repoussant.
Il faut imaginer le centre où la route locale connaît un état de dégradation manifeste et les accotements qui gardent encore les traces des travaux d’excavation effectués il y a deux ans environ pour effectuer le raccordement au gaz de ville.
Enfin le hasard qui fait parfois bien les choses dans ces petites communes livrées à une gestion de bricolage et d’improvisation a fait coïncider le projet de l’aménagement urbain à cette période où on a fini avec la pose du réseau de gaz. Que se serait-il passé si le raccordement était venu après l’aménagement urbain ? Eh bien on aurait englouti les six milliards pour rien. Bref, le projet comprend le bitumage de la route locale, l’éclairage public, l’aménagement des accotements.
Le chantier tombe donc à point nommé pour améliorer un tant soit peu le cadre de vie des citoyens lassés par le triste spectacle de désolation qui a régné jusque-là.
Par ailleurs, on a constaté l’arrêt des travaux similaires ébauchés il y a quelques mois à Tala El Vir située à 5 km environ à l’est de Beni Mansour. Entre Ath Ouihdene et Ighil Ali, l’entreprise de bitumage est sommée une fois de plus d’élargir cette route de montagne. A la demande citoyenne, une fin de non-recevoir est opposée. Tout porte à croire qu’on se dirige vers le scénario antérieur : la paralysie des chantiers par les citoyens qui contestent les normes de réalisation. Pour rappel, les autorités ont fini par accepter de réaliser un tapis de trois kilomètres après que la rue eut refusé une bicouches ou une tricouches. Entre Tala El Vir et Metchik, où la route a été rénovée mais de manière expéditive, la qualité du travail réalisée est également controversée même si la rue n’a pas opposé son véto pour stopper le bricolage mené à terme contre toute attente.
Z. Z.
