L’éternel calvaire

l Face à une situation des plus délicates, les étudiants de la Faculté de droit de Boukhalfa, souffrent au quotidien de l’insuffisance des transports et de l’hébergement depuis le début des cours. En effet, tous les étudiants ne résidant pas à la cité universitaire trouvent des difficultés à s’organiser afin de suivre le cursus normal des études, notamment les inscrits en première année, qui habitent à quelques 3 kilomètres du chef-lieu de wilaya, Tizi Ouzou. « C’est vers 5 heures du matin que je me rends à l’arrêt des bus, accompagné de mon jeune petit frère, parcourant ainsi 4 kilomètres à pied, pour arriver à temps et prendre le bus de l’université, car au village, à 5 h du matin, on trouve rarement le transport. Vous imaginez pour une fille ! Et cette saison hivernale, les journées sont trop courtes le soir : c’est vers 19h30 que j’arrive parfois à la maison. Il fait déjà nuit. Démarrer de Boukhalfa à 16h30, c’est arriver à Hasnaoua à 17h. A cette heure, le dernier bus vers Larbaâ Nath Irathen est déjà parti. Je prends donc le transport et cela n’arrange pas toujours mes parents », nous confie une étudiante en première année de droit.

Rezika Mokrani