Suite au licenciement des enseignants contractuels suivi du recrutement de nouveaux enseignants ayant réussi au concours d’intégration, les écoles primaires de la région ont connu un mouvement inhabituel, qui aura certainement des retombées négatives sur la scolarisation des élèves, puisque contre toute attente, nombre de ces nouveaux enseignants n’ont pas rejoint leurs postes de travail ; certains ont même déposé des congés de maladie avant même d’avoir commencé leur mission. Ainsi, une fois le P-V d’installation signé, viendra l’autre document, se matérialisant en un arrêt de travail pour des personnes en parfaite santé, lesquels restent dans l’attente d’être affectés dans une autre école, qui les arrangerait mieux, à l’image de ce qui se passe à l’école du village Anoulil où les élèves sont depuis une semaine sans enseignant de français c’est le même cas pour l’école de l’Hemam. Et dans tout ce remue-ménage, le plus important est relégué au deuxième plan, à savoir l’enfant qui reste sans enseignant pour une durée indéterminée son seul tort est d’habiter un village isolé : faute de la nature ou de nos responsables ?
Cette situation, met à nu l’état de notre école malade non pas de ses programmes mais de ses responsables. Normalement, ce mouvement de recrutement devait se faire au début de l’année afin d’éviter ce choc et cette rupture aux élèves puisqu’ils se sentent dépaysagés par un changement brusque, au milieu de l’année scolaire, de leurs enseignants avec lesquels ils s’étaient habitués à travailler, ce geste est contre toute logique pédagogique et ce par le recrutement des stagiaires qui n’ont aucune information sur les programmes et qui n’ont bénéficié d’aucune formation au préalable, ce qui fait que ces derniers vont travailler à tâtons et la victime dans tout cela est bel et bien l’élève dont le sort est mis en jeu tant que la conscience professionnelle est la plus grande absente.
F. Samache
