Invité par l’Association culturelle Igelefen et le centre culturel de Bouzeguène, l’écrivain-journaliste Zoubir Souissi a animé une conférence-débat avant-hier, à 10 h, dans ledit centre et ayant pour thème « La liberté d’expression » devant un parterre de lecteurs aux goûts diversifiés et une assistance appréciable qui l’a certainement ravi.
C’est ainsi que Zoubir Souissi s’est mis amplement à énumérer les différents obstacles insurmontables qui entravent continuellement un journaliste dans son travail et l’exercice de sa fonction, à l’instar du terrorisme qui a endeuillé le pays tout une décennie. « Nous étions, dit-il, les premiers à combattre le terrorisme et le nombre effrayant de journalistes tombés au champ d’honneur en est l’exemple »… et d’ajouter quant à la liberté d’expression : « Nous avons combattu pour la liberté d’expression et les libertés individuelles et nous combattrons toujours ».
Il a en effet exposé la formation des journalistes en Algérie, laquelle, selon lui, demeure médiocre et insuffisante ; il a ainsi appuyé ses déclarations par l’Institut de l’information et de la communication, qui est, selon lui, construit pour 500 places pédagogiques, pas 6 000 qu’on a enregistrés aujourd’hui, et le manque flagrant d’encadrement, et d’ajouter que les études se faisaient en arabe alors que la majorité de la presse écrite algérienne est francophone.
Il y a lieu de rappeler que parmi les présents, il y avait une invitée de marque : Malika Hamidchi, membre d’une ONG italienne, CISP, Comité international pour le développement des peuples, responsable du projet de soutien aux associations qui exercent dans des endroit enclavés.
Elle a ainsi répondu à la question qui revient inlassablement : le rôle des organisations non gouvernementales dans la lutte pour la liberté d’expression.
Ils ont ainsi répondu à toutes les questions des intervenants émanant d’un lectorat aux goûts diversifiés dans un climat de convivialité. Pour terminer cette rencontre, Zoubir Souissi a procédé à la vente-dédicace de son dernier livre intitulé Les têtes des orphelins.
Khadir Yacine
