Et une fois la composition de l’équipe révélée, ce sera encore l’interrogation inquiète, même si l’espoir était toujours permis face à cette équipe de l’OMR qui ne casse pas les briques, mais sachant parfois se surpasser. Avec un onze rentrant, tout à fait hybride, la JSK donnait pourtant l’impression de venir réaliser le minimum, chose qui n’était même pas évidente au vu d’une première mi-temps où le péril n’était jamais loin.
Lamara Douicher, qui n’en finit pas de faire le tour des rayons de laboratoire était promu cette fois sur le flanc droit de la défense, en a vu de toutes les couleurs face un junior olympien tombé du ciel. Si les supporters de la Jsk se souviendront de ce feu follet du nom de Derrag, ce ne sera pas seulement en raison de son talent intrinsèque, mais aussi à cause des oublis de son vis-à-vis trop porté sur sa véritable vocation pour le contenir. A gauche, même si Nassim Oussalah était dans les mêmes dispositions expérimentales, sa fortune était différente dans la mesure où il avait moins à faire défensivement.
Mais c’est dans la récupération que la JSK a le plus souffert avec un Abdeslam dans de petits souliers et, pour compliquer les choses, très tôt orphelin de la solidarité de Omar Daoud. C’était visiblement mal parti pour la JSK. L’OMR qui découvrait avec bonheur autant d’éléments favorables s’est vu pousser des ailes. Dabo et Wassiou se marchaient sur les pieds à cause de la position en net recul du premier et de la difficulté du deuxième à trouver une disponibilité offensive.
Avec un Yacef désespèrement statique et un Dabo difficile à trouver, il y avait très peu de chances d’inquiéter une équipe algéroise très bien en place dans sa disposition classique.
La JSK a pourtant montré de bonnes choses en deuxième mi-temps en décidant simplement de jouer au foot. Et le foot, Athmani et Hemani savent en jouer eux qui ont transformé la physionomie du match après leur entrée à l’heure du jeu. La JSK aurait même pu repartir avec les trois points tant les occasions étaient franches. Cela aurait été injuste pour l’OMR, qui a eu des opportunités plus nettes en première mi-temps.
Mais Chaouchi a encore démontré qu’il n’a pas volé sa place. L’OMR, elle a démontré qu’elle ne mérite pas sa position.
Slimane Laouari
