On réclame l’indemnisation pour la reconstruction

En dépit des louables efforts qu’elle a déployés dans le cadre de la gestion post-séisme, la wilaya de Boumerdès n’a pas encore réglé tous les problèmes des sinistrés du 21 mai 2003. Parlant au nom de 300 familles des agglomérations de Bordj Menaïel et Naciria, 50 personnes ont improvisé hier un rassemblement devant le siège de la wilaya précitée, protestant particulièrement contre les atermoiements des services concernés, concernant la prise en charge de leur situation en tant que victimes du séisme.

Plus de trois ans après cette catastrophe naturelle, ces chefs de famille n’ont pas encore bénéficié, selon leurs témoignages, de l’aide financière de 100 millions de centimes qu’on leur a promis pour la reconstruction de leurs bâtisses individuelles effondrées suite au cataclysme.

Les protestataires signalent aussi dans le même contexte « le blocage depuis huit mois de la somme (soit 15 000DA mensuellement) qu’on leur accordait pendant trois ans à titre d’aide à la location. « 

Ne pouvant plus payer, de nombreuses familles sont menacées d’expulsion, a-t-on relevé.

N’ayant été reçu ce samedi en milieu de journée que par le chef de cabinet du wali, les protestataires envisagent d’interpeller encore une fois, le premier responsable départemental de l’exécutif pour lui soumettre directement leurs doléances. Ils défendent particulièrement les droits des sinistrés habitant dans des fermes ou douars à l’instar de ceux d’Ouled Amer, El Ghiche, la Caper ou Aïn El Hamra.

Salim Haddou