Le courant électrique à l’APC de Boudjellil est coupé depuis le 29 novembre, indique l’élu Saâdi Mohand Salah qui affirme avoir été surpris par la célérité dont a fait preuve Sonelgaz pour la procédure de cette coupure opérée, dit-il, en présence d’un huissier de justice. Cette coupure, estime l’élu du peuple, qui engendre sur la paralysie totale des activités de la collectivité locale, est un acte irréfléchi qui relève de l’arbitraire. « Nous avions une facture initiale de 730 millions de centimes », a-t-il fait savoir, avant d’ajouter « nous avons réglé une fraction de 130 millions et convenu d’honorer le reste avec l’avènement du budget supplémentaire comme le stipule la convention entre la direction de Sonelgaz et le wali de Béjaïa ». M. Saâdi impute à la coupure « des conséquences incommensurables », qui lui font dire d’abord que « l’APC de Boudjellil, seule commune à être privée de courant, est victime de discrimination et d’acharnement ». Et de s’indigner que « les 51 autres communes de la wilaya de Béjaïa n’ont pas été inquiétées bien que, possédant des dettes supérieures à 600 millions de centimes envers Sonelgaz ». La société de l’électricité et du gaz s’est-elle vraiment illustrée par par la discrimination et de l’acharnement à l’égard de l’APC de Boudjellil ? Selon notre interlocuteur également, la Sonelgaz a fait fi de la convention qu’elle aurait ratifiée avec le premier magistrat de la wilaya pour le recouvrement de ses créances auprès des APC. Notre source a informé aussi que l’institution du peuple a, en plus d’un courrier adressé au wali de Béjaïa pour le tenir au courant de la situation, déposé une plainte en référé contre Sonelgaz. En outre, apprend-on pour la seule agence Sonelgaz de Tazmalt, les créances qu’elle entend vaille que vaille recouvrer, même en recourant aux coupures, avoisinent les 6 milliards de centimes.
Sonelgaz a-t-elle le droit de couper l’énergie électrique aux institutions de l’Etat pour récupérer son dû ?
Z. F.
