Durant le 1er trimestre 2005, les services de la Gendarmerie nationale ont arrêté 233 mineurs. Ce qui est inquiétant, c’est que la tranche d’âge entre 18- 29 ans, qui vient tout suite après les mineurs est la plus importante avec 1966 personnes arrêtées. Dans ce cadre, le colonel Ayoub chargé de communication au niveau du commandement de la Gendarmerie nationale, a déclaré : » Il faut agir avant que les mineurs pénètrent la grande criminalité « . Il est constaté qu’avec 304 crimes et délits enregistrés par la Gendarmerie nationale durant le 1er trimestre de l’année en cours à Alger, la capitale se trouve en deuxième position après Oran avec 447 crimes et délits. Dans ce cadre, la Gendarmerie nationale a mis en place une brigade de lutte contre la délinquance juvénile dans quatre wilayas, à savoir Alger, Annaba, Batna et Oran. Il est à noter que les services de la Gendarmerie nationale et de la police ne sont pas les seuls concernés par la lutte contre la délinquance juvénile comme l’a si bien précisé le président de la République lors de l’ouverture de l’année judiciaire. «Les impliqués par ce phénomène sont les associations, les mosquées, le ministère de la Jeunesse et des Sports, ministère de la Santé, ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale et particulièrement la cellule familiale», a souligné le colonel Ayoub. Ce qui domine le plus au niveau de la délinquance juvénile contre les personnes ce sont particulièrement les coups et les blessures volontaires qui couvrent à eux seuls un taux de 60%, et enregistrent une hausse annuelle de 11%. Il est à relever aussi que dans la cadre de la prévention contre la délinquance, la Gendarmerie nationale a organisé des rencontres dans des lycées de Blida, d’Alger, d’Oran et de Boumerdès, avec les élèves les parents et l’encadrement pour les sensibiliser sur les méfaits de la toxicomanie, d’autant plus que les saisies de kif traité et de psychotropes sont en augmentation continue. D’ailleurs, il a été recensé entre 2002 et 2003 plus de 1 100 crimes et délits perpétrés contre les ascendants, lorsque l’enfant ne reconnaît plus l’autorité parentale. C’est pour cette raison que la Sûreté de la wilaya d’Alger, la Gendarmerie nationale et la Fondation des droits de l’enfant et de l’adolescent ont décidé de donner un coup de pied dans la fourmillière pour scruter les rues d’Alger en vue de prendre en charge les enfants de la nuit, lors d’une visite entamée hier soir. Ce bel exemple de collaboration entre la Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale mériterait de servir de modèle à toutes les autres wilayas du pays.
B. N.
