Pourquoi les enseignants du secondaire et leurs syndicats s’insurgent-ils contre le nouveau dispositif du ministère de l’Education, visant à assurer des cours de soutien gratuits aux élèves des classes de terminale ?
Pour une fois que le ministère lance une initiative louable, en faveur des élèves, on le voue aux gémonies, on crie au scandale. Les raisons d’une telle levée de boucliers? Les ‘’partenaires sociaux » (entendre les syndicats) n’ont pas été consultés, et surtout, les charges horaires des élèves et des enseignants vont augmenter…
Occupés au lycée à prendre des cours de maths ou de sciences naturelles, pour améliorer un niveau faible et malmené par les grèves, les élèves n’auront plus le temps d’aller aux cours de soutien payants que leur donnent leurs enseignants : c’est une charge qu’il ne faut pas surcharger, surtout quand elle ne ramène pas de l’argent !
On peut convenir que le dispositif des cours de soutien proposé par le ministère souffre d’insuffisances, on peut le critiquer mais pour le repenser et l’améliorer et non le remettre en cause.
Les associations de parents d’élèves, si passives d’habitude, doivent intervenir en force pour défendre le dispositif. Il ne faut plus céder, sous prétexte que les enseignants sont mal payés (des millions d’Algériens le sont), au diktat des cours particuliers, qui saignent les familles et créent des inégalités intolérables parmi les enfants.
S. Aït Larba
