l Tout compte fait, même si la commune d’Aït Yahia Moussa a été érigée par décret en 1971 au statut de municipalité, elle est toujours en marge du développement notamment en ce qui concerne l’extension de son centre urbain. Trente cinq ans après le nombre de logements réalisés à Ait Yahia Moussa ne dépasse pas la soixantaine. « Toutes les assiettes qui relèvent du foncier communal ont été exploitées. Il ne reste plus rien. C’est une commune qui souffre énormément du foncier. Il y a des possibilités de créer des sites mais il faudrait que les forestiers nous cèdent une partie de leur patrimoine, sinon le chef-lieu ne pourra accueillir aucun autre projet », nous a déclaré une source locale. Par ailleurs, nous avons appris que la municipalité enregistre un grand retard dans le lancement de logements tous types confondus : sociaux et LSP. « Des demandeurs ont sollicité, par exemple, le LSP, mais faute de site, on ne peut rien faire », a enchaîné notre source, avant d’ajouter : « Il y a aussi le problème des logements squattés. La daïra à laquelle revient la distribution a terminé toutes les enquêtes, mais jusqu’à présent nous n’avons aucune liste ». Dans cette commune où la plus grande partie de la population est concentrée dans les zones rurales, la demande sur l’habitat rural est forte. D’ailleurs, il suffit de voir les chiffres pour en savoir plus sur cette situation. « Nous avons enregistré plus de deux mille demandes. Nous avons fait tout pour satisfaire le grand nombre de demandeurs », a conclu notre interlocuteur. En tout cas, même pour les citoyens qui ont obtenu cette aide de 50 millions, le lancement de leurs projets est freiné par quelques conditions qu’ils ne satisfont pas telles par exemple la réalisation des fondations et des terrassements avant de bénéficier de la première tranche. Cela étant, le chef-lieu de la commune d’Aït Yahia Moussa est asphyxié. Il est impératif que les autorités fassent d’énormes efforts en vue de dégager les quelques poches restantes au moins pour la réalisation de quelques projets d’utilité publique.
Amar Ouramdane
