Le chômage : un fléau social difficile à éradiquer !

L’emploi est l’autre nœud gordien qui étrangle la commune de Tirmitine pour laquelle le taux de chômage dépasse les 60% d’une jeunesse désœuvrée. Les conséquences sont terribles: vols, agressions, consommation d’alcools, drogue. Même les villages ne sont pas épargnés par ces fléaux sociaux ravageurs. Il y a quelques années pourtant, ces mêmes villages étaient inviolables.

De nos jours, tout est chamboulé. L’éducation fait grandement défaut. Les jeunes et moins jeunes sont délaissés et livrés à eux-mêmes. Des parents démissionnaires, poussés à l’être, pour différentes raisons. Devant ce vide affectif, le manque de tout, les déperditions scolaires, les échecs, ces interdits… la rue récupère tous ces oisifs, les déprimés, pour les façonner et en faire ce qu’ils sont aujourd’hui, à tel point que les risques de tous bords sont fréquents.

Des licenciés, toutes branches confondues, ne trouvent pas d’emplois stables. Ils constituent des chômeurs de choix. Ils se rabattent à défaut d’un emploi selon leurs qualifications et leurs diplômes universitaires, sur les formules mises en place : AIG et ESIL. Des centaines de demandes remplissent les tiroirs du Bureau du service social de l’APC qui ne peut satisfaire tout ce beau monde. Il y a 72 postes en AIG et 45 autres en ESIL. 6 postes du pré-emploi ont été ouverts dernièrement. Les 123 postes sont tous occupés. D’autres, la majorité, s’initient au commerce informel.

Une autre catégorie de la population est à la charge de l’Etat. Il s’agit des handicapés, des personnes âgées sans ressources et de l’enfance en detresse. L’APC prend en charge 48 handicapés à 100% avec une indemnité de 3 000 DA par mois, 100 bénéficiaires pour l’AFS avec 1 000 dinars par mois et 11 enfants perçoivent 1 400 DA mensuellement. Faut-il noter que les indemnités ne sont pas versées réguliérent aux intéressés chaque fin de mois. Elles arrivent avec des retards qui provoquent non seulement des désagréments chez les concernés mais aussi des suspicions à l’égard des fonctionnaires qui assurent leurs versements. Les services de wilaya, notamment la DAS, doivent revoir le mode de versement en respectant les échéances, d’autant plus que les concernés ne survivent que de ces quelques sous. L’Etat est en mesure de faire un tout petit effort en augmentant ces diverses indemnités. C’est l’une des missions des élus des deux Chambres. Mais ces derniers sont beaucoup plus intéressés par leurs carrières politiques personnelles. Alors, les protestataires doivent attendre, attendre longtemps… indéfiniment !

M. N.