De la rentrée scolaire obligeant les parents à débourser des sommes considérables afin de répondre aux besoins de la scolarité, de leur progéniture au Ramadhan, qui se distingue des autres mois par la flambée des prix des fruits, légumes et autres viandes, suivi de l’Aïd El Fitr qui lui aussi a eu sa part de dépenses en termes d’habits et jouets pour les enfants et ce n’est pas fini, car dans les prochaines heures nous accueillerons l’Aïd El Adha qui constituera une rude épreuve budgétaire Sans doute les quatre derniers mois de l’année en cours, représentent la période la plus budgétivore que le citoyen a été contraint d’affronter. Pour cette fête, qui s’établira en invitée dans toute la communauté musulmane, les pères des famille comme à l’accoutumée auront à récurer leurs caisses pour effectuer le rite religieux.
Si cette fête fera la joie des enfants qui l’attendent avec impatience, cela n’est guère le cas pour les parents aux revenus moyens et faibles, ceux-là remueront terre et ciel pour venir à bout des lourdes charges engendrées par la cherté du sacrifice de l’Aïd ainsi que l’habillement et jouets pour leurs enfants.
Beaucoup de familles opteront pour le remède classique en l’occurrence, comme d’habitude, les dettes ou encore s’adresser aux amis et connaissances pour tenter d’acquérir le mouton à crédit, d’autres encore dans l’incapacité financière se contenteront seulement de quelques kilos de viande chez le boucher. Situation oblige. Quant à la classe aisée, dont la majorité est constituée par ceux approvisionnés par le « canal » en droite ligne de l’autre côté de la Méditerranée, n’hésite pas à faire dans l’imitation et la concurrence pour ramener le plus gros bélier. Malgré toutes ces difficultés, le pauvre citoyen résistera-t-il encore, et quand retrouvera-t-il enfin le sourire ? La réponse est loin d’être évidente.
M. Ali
