L’enquête, qui porte principalement sur le type et le rythme de l’activité industrielle et non pas sur les productions, révèle que plus de 49 % du potentiel de production du secteur privé ont connu un taux d’utilisation des capacités de production inférieur à 75 % dont près de la moitié inférieure à 50 %. Cependant, dans le secteur public, près de 85 % du potentiel de production installé ont utilisé leurs capacités de production à plus de 50% dont près de 87 % à plus de 75 %, selon les résultats de l’enquête qui a touché 780 entreprises industrielles dont 380 entreprises publiques et 400 privées. De plus, le niveau d’approvisionnement en matières premières reste inférieur aux besoins exprimés, selon l’opinion des industriels publics, et est légèrement supérieur selon ceux du privé. En effet, plus de 11 % du potentiel de production du secteur public a enregistré des ruptures de stocks, causant des arrêts de travail de plus de 10 jours à la majorité des entreprises concernées, selon les calculs de l’ONS.
La consommation d’énergie, quant à elle, les chefs d’entreprise du secteur public affirment qu’elle a baissé par rapport au trimestre précédent, contrairement aux chefs d’entreprise du secteur privé qui assurent qu’elle a augmenté. Environ 52 % du potentiel de production du secteur public et 34 % de celui du privé ont enregistré en outre des pannes d’électricité, provoquant des arrêts de travail inférieurs à six jours pour presque la totalité des entreprises enquêtées. Au sujet de l’approvisionnement en eau, il a été suffisant durant ce trimestre selon l’opinion de 96% des chefs d’entreprise du secteur public et 92 % de ceux du privé.
La demande en produits fabriqués et les prix des produits ont augmenté durant ce trimestre, selon les industriels des deux secteurs. Selon l’ONS, plus de 12 % du potentiel de production du public et plus de 21 % du privé ayant répondu à l’enquête ont exporté durant ce trimestre et plus de 46 % du potentiel de production du public et près de 22 % de celui du privé ont des contrats d’exportation à satisfaire pour le prochain trimestre. À propos des effectifs, ils continuent leur tendance à la baisse pour le secteur public, à cause des départs à la retraite (non remplacés), et ont augmenté dans le secteur privé en raison de l’amélioration des conditions de travail, selon ces derniers. Environ 26% des chefs d’entreprise du privé et seulement près de 5 % de ceux du public déclarent, d’autre part, trouver des difficultés à recruter surtout cadres et agents de maîtrise. Quelque 32% des patrons privés et près de 21% du public, jugent que le niveau de qualification de personnel est insuffisant. Seuls 2 % des industriels du secteur public et 38 % de ceux du privé jugent qu’en embauchant du personnel, les entreprises produiront davantage. Concernant la trésorerie, 40% des chefs d’entreprise du public estiment qu’elle a évolué positivement durant ce trimestre, alors que 33% d’entre eux déclarent le contraire. En revanche, près de 45 % des chefs d’entreprise du secteur privé attestent que l’état de leur trésorerie est mauvais, relève l’ONS. Selon les patrons des deux secteurs, l’allongement des délais de recouvrement des créances, le ralentissement de la demande et les remboursements d’emprunts, sont tous des facteurs négatifs qui ne font que détériorer la situation de la trésorerie. Pour l’équipement, l’enquête précise que plus de 87 % de la production du secteur privé et près de 71% de celle du public ont connu des pannes d’équipement en raison de la vétusté des matériels et des problèmes de la maintenance et du manque de la pièce détachée. Ces pannes, signale la même source, ont occasionné des arrêts de travail de plus de six jours pour plus de 56 % des entreprises concernées dont près de 40 % à plus de 30 jours 46 % des entreprises privées ont connu également ces arrêts de travail dont 14 % à plus de 30 jours ont connu également ces arrêts de travail
Toutefois, près de 96 % des chefs d’entreprises du secteur public affirme avoir remis en marche l’équipement en panne et plus de 57 % de ceux du privé déclarent que l’équipement a fait l’objet d’une extension. Près de 91 % des chefs d’entreprise du public et plus de 54 % de ceux du privé déclarent pouvoir produire davantage en renouvelant l’équipement et sans embauche supplémentaire du personnel, alors que près de 33% des patrons publics et 38 % de ceux du privés affirment pouvoir produire davantage seulement en réorganisant le processus de production sans renouvellement ni extension. Côté prévisions, les chefs d’entreprise prédisent que la production, la demande et les prix connaîtraient une hausse durant le trimestre prochain pour les deux secteurs, alors que les effectifs devraient connaître une hausse, selon les chefs d’entreprise privé et une baisse selon ceux du secteur public.
Kahina Oumeziani
