Crise autour des stations-service

Le bras de fer entre la Fédération nationale des exploitants libres des stations-service et l’entreprise commerciale Naftal ne semble pas près de connaître son épilogue. En fait, la dernière décision prise à l’unisson par la Fédération nationale consistant au recours à une grève nationale le 18 du mois en cours, a suscité moult interrogations. Attitude qui a fait réagir le directeur de l’entreprise Naftal qui a rassuré qu’ « il n’y aura désormais pas de tentative ni de volonté de récupérer les stations-service ».

C’est dans un communiqué de presse diffusé dans la presse que Mustafa Boudjemlal, président de ladite fédération a tiré à boulets rouges en réponse aux dernières déclarations du représentant de l’entreprise publique (Naftal). En outre, Boudjemlal a accusé l’autre partie en conflit d’être derrière « les multiples formes de manipulation et de désinformation ». Il indiquera dans ce sens que « Naftal désinforme l’opinion publique en prônant dans l’article 28 de son contrat de récupérer la station après le décès de son locataire sans qu’il y ait possibilité d’héritage de ces biens par ses enfants ».

L’entreprise Naftal, pour sa part, a rappelé dans un autre communiqué que le contrat entre les deux parties « contient des dispositions avantageusement souples en faveur des gérants et qui excluent toute éventualité de récupération de ces stations par Naftal ». Bien au contraire, elle (Naftal) précisera dans ce chapitre qu’elle a « consenti une partie conséquente de l’enveloppe financière pour la rénovation et la modernisation de son réseau de stations-service au profit des stations en gérance libre ».

Pour ce qui est du contrat liant les deux parties, Naftal précise pour sa part que le locataire-gérant s’oblige à s’approvisionner exclusivement auprès de Naftal en produits pétroliers pendant toute la durée de son contrat, tandis que Boudjemlal refuse catégoriquement ce contrat qu’il juge « sans fondements juridiques et légaux ». Il propose en contre-partie « la concession des stations pour une durée de 99 ans tout en gardant l’Etat comme propriétaire des biens ». Il convient de noter que les exploitants libres de stations-service ont exprimé leur disponibilité pour « un véritable dialogue contrairement aux allégations de l’entreprise ».

Z. D