Lendemains de fête

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Les Algériens auront vécu cette année deux fêtes importantes en même temps : l’Aïd Al Kébir et le jour de l’an. Une fête religieuse traditionnelle, bien ancrée dans le terroir et une fête profane et ‘’internationale’’.

Qui dit fête dit journée chômée et payée mais aussi réjouissances et surtout dépenses. Même quand on n’achète pas le mouton de l’Aïd, dont le prix, cette année, a dépassé les limites du raisonnable, on s’est approvisionné, plusieurs jours à l’avance, en viandes, abats, fruits et légumes, et même si on n’a pas tué la dinde pour le jour de l’an, on a prévu aussi de la viande, des friandises…

Ce n’est pas tous les jours l’Aïd, ce n’est pas tous les jours le Premier Janvier ! Il est vrai que le mouton de l’Aïd peut, cette année, fournir la viande du jour de l’An, mais beaucoup préfèrent la dinde ou, à défaut, le poulet. Et puis, le réveillon sans la bûche au chocolat et sans les friandises, ce n’est pas le réveillon ! On a donc acheté, on a dépensé… Des trous importants dans les budgets mais tant pis, la fête, c’est la fête !

On se rattrapera au cours des jours et des semaines qui suivent, en ne mangeant pas de viandes et en ne mangeant pas de pâtisserie. On rognera sur d’autres choses, mais tant pis, on aura fait la fête, on se sera amusé… En attendant une autre fête importante, le premier yanayer, le jour de l’an berbère. Mais on se rassure : contrairement à l’Aïd et au Réveillon, Yanayer ne demande pas trop de dépenses.

A moins que le poulet, la viande de prédilection de cette fête, imitant le mouton, ne prenne son envol !

S. Aït Larba

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