Récolte oléicole insuffisante

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Tout comme pour chaque année, à cette période, c’est la période du gaulage des olives. En effet, depuis maintenant un mois, les oléiculteurs sont dans leurs oliveraies à ramasser ce fruit. Nous nous sommes rapprochés tout d’abord des propriétaires des huileries de la région. Au chef-lieu, les deux huileries commencent à accueillir les clients habituels.

Toutefois, en comparaison avec la récolte de l’an dernier, nos interlocuteurs nous ont fait savoir que le nombre de personnes venues solliciter leurs services pour faire moudre leurs olives a diminué. Selon toujours les mêmes sources, cette baisse serait due essentiellement à la récolte qui est loin d’être bonne d’un côté ; et d’un autre côté aux oliveraies incendiées durant l’été dernier.

Aujourd’hui, le rendement d’un quintal tourne autour de vingt litres. Pour les citoyens de la région, cette agriculture n’a pas été développée. “En l’absence d’assurance, personne n’a été indemnisé suite aux incendies. Même si l’Etat finance la taille de régénération ou encore les nouvelles plantations, il y a toujours des entraves pour pouvoir en bénéficier. Nos oliviers sont vieux. Le rendement ne peut donc être important”, nous a signalé un oléiculteur de Tafoughalt qui a vu pratiquement son oliveraie décimée d’abord par la neige ensuite par le feu. Cette situation commence déjà à faire flamber les prix de ce produit aux mille remèdes.

“Quand le rendement est important, le prix baisse à son plus bas niveau. Il y a de cela trois années, le litre a été cédé au prix de cent vingt dinars le litre.

Pour cette année, on arrive déjà à trois cents dinars”, dira un autre oléiculteur qui nous a énuméré ensuite toutes les autres dépenses exigées par les propriétaires des huileries.

D’autres agriculteurs demandent que l’Etat prenne une initiative afin de protéger ce produit, à l’exemple de l’Office national des dattes. Pour cette saison, nombreuses sont les huileries qui ont fermé pour absence de clients.

Et c’est ainsi que les ouvriers saisonniers ont été privés de leurs emplois temporaires. Quant aux ménagères, elles doivent appliquer l’austérité pour moins consommer. L’huile de table prendra la relève, sauf peut-être pour quelques plats qui exigent l’assaisonnement avec de l’huile d’olive.

Amar Ouramdane

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