Le projet qui devait être la locomotive du développement dans la région de Dellys, renvoie aujourd’hui l’image d’un échec sans précédent dans la gestion les affaires locales.
En effet, la création de la zone d’activité qui remonte au début des années 80, était ambitieuse et avait suscité de réels espoirs au sein des chercheurs d’emploi à l’époque et la jeunesse émergente. Mais, avec les années qui passaient sans que les entreprises ne sortent de terre, tout le monde a été amené à revoir ses copies. Aujourd’hui, le site situé à l’est de la ville n’est plus scruté des yeux et il n’évoque pratiquement plus rien pour la population.
A l’origine de cette situation qui a anéanti des milliers d’emplois et une dynamique économique capable de permettre à la commune de Dellys de voler de ses propres ailes, se trouve, hélas ! un litige foncier. Effectivement, les autorités de l’époque avaient vendu aux futurs investisseurs des lots de terrains litigieux. Les acquéreurs ont payé rubis sur l’ongle les terrains sans se douter du traquenard qui les attendaient. De leur côté, les familles expropriées n’ont pas perdu du temps. Elles ont alors porté l’affaire devant les tribunaux. Et depuis le dossier est toujours englué ans les mailles de la justice.
Cette action légitime des propriétaires, spoliés injustement de leur héritage par ceux-là même qui étaient censés les garantir dans leurs droits, a mis fin à la bonne détermination de ceux qui allaient être des créateurs de richesses et d’emplois dans un Dellys exsangue. Conséquence : les dossiers n’ont pu être régularisés administrativement. Et les banques qui ont été sollicitées par les investisseurs n’étaient pas enclines à octroyer des lignes de crédits. Car, dans le dossier d’investissement, il manque une pièce maîtresse, à savoir un acte de propriété du terrain abritant l’usine.
Ajoutée à cela, et dans un autre registre, la situation économique du pays qui a décliné quelques années après n’a fait que de décourager encore plus les investisseurs à se lancer dans l’aventure. Actuellement, dans la zone d’activité de plusieurs hectares, plus d’une dizaine de hangars, témoins de la détermination des propriétaires, destinés au départ à recevoir différentes manufactures sont livrés aux aléas du temps. Seules trois unités sont en activité.
L’une d’entre elles fabrique les balances, la seconde du plastique pour les serres agricoles et la dernière est une unité de fabrication d’aliment pour le bétail. A elles trois, elles emploient quelques dizaines de personnes. Un chiffre ridicule en comparaison aux prévisions du départ qui sont, selon une source sûre, proches du millier d’emplois…
G. M.
