Les sangliers arrivent aux portes des maisons

C’est un phénomène tout à fait nouveau : les sangliers arrivent aux portes des maisons situées dans certains quartiers de la ville.

En effet, si dans les champs de blé ou autres cultures maraîchères, ces bêtes faisaient irruption en quête de nourriture, leur arrivée en ville, était rare. Dernièrement, l’une de ces bêtes avait attaqué deux bergers à quelques encablures du barrage de Draâ El Mizan.

Selon certains témoignages, l’animal avait blessé une personne et en avait mordu une seconde avant de prendre la fuite.

La prolifération des sangliers a atteint des proportions alarmantes depuis que la chasse a été interdite en raison du terrorisme. Au lotissement Nord, des citoyens nous ont signalé que ces animaux venaient chaque nuit fouiner dans les fûts à ordures.

« La dernière fois, je me suis retrouvé nez à nez avec une horde alors que je rentrais aux environs de vingt-deux heures », tels sont les propos recueillis auprès d’un habitant du lotissement.

D’autres personnes de la cité des Fonctionnaires (64 Logements) nous ont signalé le même phénomène. « A partir de minuit, on entend du bruit venant des poubelles. Au début, je croyais qu’il s’agissait seulement de chiens errants, mais plus tard, je me suis aperçu que c’étaient des sangliers », a ajouté un autre citoyen du quartier précité. Dans les localités de la périphérie, telles Thénia ou encore Tazrout, ces bêtes ravagent des champs entiers. « Ce n’est plus comme avant, on ne peut plus classer ces animaux. Personne ne peut sortir dès la tombée de la nuit. Il y a beaucoup de risques », nous a dit un citoyen de Tazrout Aouaoudha.

Ainsi, après les chacals ayant attaqué de nombreux citoyens, c’est ou tour des sangliers de venir aussi déranger les paisibles citadins. Il y a lieu de souligner que ces bêtes sont aussi dangereuses car elles ne trottent qu’en groupes.

Cela étant écrit, la prudence est de mise notamment dans les endroits mal éclairés.

Amar Ouramdane