A cent pour cent montagneuse mais dans la catégorie la plus extrême, la commune d’Aghouni Gueghrane, connue et célèbre notamment pour avoir enfanté l’un des plus grands chanteurs kabyles, feu Slimane Azem, ne vit que sous cet héritage, qui est en fait lourd difficile à supporter.
En effet, « Thamourthioui Azizène » croule sous de multiples problèmes comme le transport scolaire des lycéens qui doivent rejoindre chaque matin leur établissement situé à Ouadhias. « Chaque matin, c’est la course pour nous afin de prendre un fourgon de transport car le ramassage scolaire communal est destiné uniquement pour les collégiennes qui viennent d’Aït Reguane, Aït El Kaïd ou de Tfsa Boumad, donc nous souhaitons l’aide du ministère de la solidarité et l’APC pour nous aider à acquérir quelques bus », lancent ces lycéens dans un cri de détresse. Pour des élèves de terminale du village Aït Regane, leur esprit est ailleurs.
« Nous sommes tous les jours en danger, frôlons la mort quotidiennement et à chaque fois que nous sortons de la maison, à cause premièrement de la route qui est celle des grandes montagnes, dangereuse en toute saison et même en hiver, avec le verglas, il faut imaginer notre peur et celle des chauffeurs. Il faut ajouter également qu’elle est très étroite et il faut parcourir quarante kilomètres quotidiennement pour rejoindre les Ouadhias », nous confie notre interlocuteur lequel nourrit l’espoir d’obtenir son baccalauréat et d’aller à l’université et que son village restera un lieu de villégiature.
Essaïd n’Aït Kaci
