Des projets à la trappe

A l’exception du square jouxtant l’école Ibn Toumert, ex-Louis Mandet, qui a réellement l’allure d’un square, les deux autres, l’un situé au boulevard Bouaouina et l’autre face à la maison d’arrêt de ville, sont en passe de devenir des dépotoirs à ciel ouvert et les lieux de rendez-vous des malfrats de tout acabit. ll était question de leur réhabilitation, du moins c’est ce qui se disait dans les différentes campagnes électorales, mais à ce jour l’état de dégradation de ces endroits, jadis lieux de repos et de relaxation pour les familles béjaouis et les autres visiteurs de la ville, n’augure rien de bon. Selon des informations émanant de l’APC de Béjaïa, des enveloppes financières ont été dégagées pour la réfection de ces endroits et ce, depuis 1997. Depuis, les citoyens n’ont rien vu venir, malgré les différentes requêtes adressées aux autorités de la ville.

Il est vrai que dans certains endroits, notamment aux environs du jardin des Oliviers, plusieurs descentes policières ont eu lieu et ce, dans le but de dissuader les consommateurs de drogues dont beaucoup semblent être de mèche avec les groupes délinquants, mais cela demeure loin des projets tendant à rendre ces endroits fréquentables, pour la simple raison que ces opérations coups de poings ne sont à ce jour, pas suivies de réels aménagements et d’une surveillance régulière. On assiste de ce fait au jeu du chat et de la souris engagé entre les forces de sécurité et les délinquants. Si certains élus de la commune reprochent aux citoyens leur absence de civisme pour l’état de dégradation de ces endroits, ceci est loin d’être la version donnée par les associations de quartiers, lesquelles désignent ces mêmes élus comme étant les premiers responsables d’une telle situation, qui n’arrange tout compte fait ni les premiers ni encore moins les seconds.

En assistant à ce réflexe de se renvoyer mutuellement la balle, avec la manie de dire à chaque fois que c’est la faute des autres, les squares de la ville attendent d’être relookés depuis… 1997 mais l’attente est longue et tout porte à croire que ces projets sont passés à la trappe !

A. Boubekeur