Comme chaque année pratiquement, et en pareille occasion, le village Tazrouts, relevant de la commune de Bouzeguène, a vécu hier au rythme des fêtes à l’occasion du Nouvel An berbère autrement dit en expression amazigh, Yennayer.
En effet, le comité de village, en collaboration avec l’association culturelle dudit village, a travaillé d’arrache-pied tout au long d’une semaine pour préparer au mieux le rendez-vous. Jeudi, c’était au tour des femmes de préparer un grand couscous : elles se sont réparties spontanément selon leur quartier en réquisitionnant n’importe quelle maison, pourvu que cette dernière soit assez spacieuse pour les contenir.
Hier matin, l’école primaire du village était noire de monde. Une ambiance de fête, les femmes vêtues de robes kabyles, des enfants qui courent dans tous les sens avec un bonheur ineffable.
Une exposition a été mise en exergue : des œuvres littéraires d’expression amazighe, le traditionnel artisanat kabyle, à l’instar de cette poterie façonnée à la main, sans tour, et décorée de motifs géométriques proches de celle de la Grèce antique et qui fait l’objet de recherche approfondie. S’ajoute à cela le tissage et la bijouterie qui sont en voie de disparition. Cet étalage de richesse de la culture kabyle nous a offert un magnifique voyage à travers le temps auquel nul ne peut rester indifférent, surtout face à ce patrimoine d’une valeur inestimable.
A midi, tout le monde s’est attablé autour d’un couscous aux haricots secs, plat traditionnel que les Berbères mangent pour fêter Yennayer. En somme, le village Tazrouts a pris l’ambiance d’une véritable fête, hier, en l’honneur de tous les présents.
Khadir Yacine
