Des associations pour cultiver l’espoir

A l’instar des autres localités de la région de Bouira, la localité de Raffour, dans la commune de M’chedallah, connaît depuis quelques années une léthargie incommensurable en matière d’activités culturelles.

Cependant et après une période d’hibernation qui n’a que trop duré, les jeunes de Raffour n’ont pas trouvé mieux que de reprendre le bâton du pèlerin et donner un nouveau souffle à l’activité culturelle qui, jadis, a fait le bonheur des habitants de la localité.

Pour ce faire, les associations ont été renforcées et un déclic semble bel et bien enclenché dès lors que ces dernières ont affiché leur disponibilité à mettre les bouchées doubles afin de rattraper le temps perdu. En tête de ces organisations de jeunes, il y a l’association « Tidets » et l’association écologique « Espoir » qui se sont distinguées par leur activisme et les programmes ambitieux qu’elles ont mis en perspective. Pour l’association

« Espoir », des volontariats et des actions citoyennes, rentrant dans le cadre de la protection de l’environnement, sont programmées et le travail semble être laborieux pour les éléments de cette organisation qui n’a pas manqué de se distinguer par des actions considérables par le passé.

D’ailleurs, cette association ne cesse de fédérer les jeunes de cette localité et les mettre à l’œuvre, combien importante, de la défense de l’environnement.

De son côté, l’association « Tidets », sous l’œil vigilant et perspicace de son président, M. Arezki Aliouat, n’a pas manqué de redonner un espoir à l’activité culturelle au niveau de cette localité.

En sa qualité de militant convaincu de la cause amazighe, Arezki Aliouat nous affirme que « notre culture a besoin d’une prise en charge et d’un entretien permanent », pour ajouter qu’ »il est de notre devoir de préserver les acquis du passé, nos coutumes et traditions pour pouvoir les transmettre aux générations futures ». D’ailleurs, et dans ce même objectif, cette association s’est distinguée par une manifestation de haute posture organisée à l’occasion du nouvel An amazigh.

Une exposition très riche et des débats ont été au programme de cette manifestation qui a pu réunir autour d’elle des personnes venues des quatre coins de la région.

C’est dire enfin qu’avec ses associations, l’espoir est désormais permis.

Un fait qui se trouve confirmé par la volonté intransigeante de ses associations qui veulent aller de l’avant en dépit des difficultés du terrain. Bon courage, les jeunes.

Lyazid Khaber