Yargui fait son cinéma

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Le coup d’envoi du court-métrage de fiction Houria de Mohamed Yargui a été donné dimanche à 18 heures à la terrasse du TRB en présence d’une trentaine de personnes entre les cinéastes et les invités.

Ce film de 26 minutes, qui est produit par Saphian Production et financé dans le cadre d’“Alger 2007, capitale de la culture arabe”, est la deuxième œuvre de Mohamed Yargui qui vient de décrocher la plus haute distinction du festival du film amazigh de Tlemcen, “l’Olivier d’or”.

La trentaine, ingénieur agronome de formation, il a fait son entrée remarquée dans le monde du cinéma après un passage par les planches où il a joué notamment dans la pièce “Le Jardin des amis”, produite par le TRB.

Il a suivi des stages dans l’atelier des techniques cinématographiques de la maison de la culture et dans les ateliers des différents festivals de cinéma.

La durée prévue pour le tournage du court-métrage est de 15 jours et toutes les scènes seront filmées à Béjaïa. Quant aux dialogues, ils seront en arabe dialectal sous-titrés en berbère, en anglais et en français. Le thème a trait à un grave problème dont souffrent beaucoup de femmes, notamment les Algériennes qui ont eu à subir la barbarie des hommes en général et des hordes terroristes en particulier, en plus du traumatisme et de l’humiliation, le regard impitoyable des autres.

L’héroïne Houria est une jeune étudiante pleine de vie et d’espoir. Or, au retour d’une excusion avec des amis, elle est arrêtée à un barrage de terroristes.

Dans le maquis où ils l’ont emmenée, elle subit le viol. Elle réussit cependant à s’échapper de leurs griffes et à rejoindre le domicile parental. Mais la mort dans l’âme, elle se rend compte que c’est là que le drame devient de plus en plus insupportable. En plus de la déchirure physique et morale dont elle est victime, elle s’aperçoit que les circonstances qu’elle a vécues l’ont rendue insidieusement indésirable pour sa famille. Quant au regard des autres, il est pour elle insoutenable.

Elle décide alors de quitter, ne serait-ce que pour un temps, ce milieu. Elle se rend chez sa sœur qui habite à Béjaïa. Là, dans cette ville magnifique, elle reprend peu à peu goût à la vie. Mais voilà, comme si le sort s’acharnait sur elle, elle rencontre son violeur qui est herboriste au marché communal…

B. Mouhoub

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