« Il y aura prochainement un recensement sur l’évolution du chômage », a déclaré, hier, l’invité de la Chaîne III, Mustapha Belaidi, spécialiste en gestion des sources humaines et de l’emploi. D’emblée, il a estimé que » le taux de chômage de 12,3 % est un indice, de bonne santé économique, rarement atteint dans les pays émergeants et ce, en comparaison de l’année 2005 où ce taux était de 15,3% et de 17% en 2004″. Ce dernier a averti qu’il est impossible d’atteindre un taux de 7% à 8%, dans la situation actuelle. Tout en invitant les pouvoirs publics à ne pas faire « dans l’optimisme excessif concernant la pondération des appréciations de résultats ». En outre, « en termes de fiabilité des chiffres et des taux avancés réduction du chômage à de tels taux ».
Il indiquera que les chiffres donnés ultérieurement peuvent être erronés. « Quand on demande à une personne si elle travaille, elle dira oui. En revanche, si elle travaille à temps partiel ou dans l’informel, sa réponse sera négative. « , a-t-il déclaré. L’invité de la Chaîne III a, par ailleurs, souligné qu’ »il peut y avoir des risques de se tromper dans l’évaluation du taux de chômage », d’où la première correction faite dans les années 2000 qui invitait à la prudence, M. Belaidi a estimé que « ces chiffres ne sont pas précis mais la démarche est relativement scientifique ». Selon lui, elle repose sur des recensements de la population active tous les dix ans, permettant de situer le taux de chômage avec la réalité. L’expert en ressources humaines a, longuement, expliqué les démarches à suivre pour calculer le taux de chômage en faisant remarquer que « l’ONS travaille sur la base d’enquêtes et d’échantillons en tenant compte des définitions du droit international du travail ». Il a tenu à signaler qu’il faut distinguer « entre une personne qui est en âge de travailler et celle qui cherche du travail ». Cela dépend des réponses des personnes interrogées. Le spécialiste de l’ONS a insisté, également sur « le travail dans le secteur informel qui reste en un emploi » même si, aux yeux de la loi, c’est un phénomène à combattre et qui a atteint des proportions alarmantes. En somme, la seule condition pour baisser le taux de chômage dans notre pays est la création des emplois durables dans les grands chantiers.
Nabila Bel
